Mali: Le Sadi d'Oumar Mariko veut aider Bah N'Daw à réussir la transition

22 Septembre 2020

Pour Oumar Mariko, président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), les Maliens doivent faire bloc autour des dirigeants de la transition.

La transition au Mali sera dirigée par le colonel Bah N'Daw, un militaire de 70 ans à la retraite. Il a été désigné à ce poste lundi 21 septembre 2020 par un comité mis en place par la junte qui a pris le pouvoir le 18 août dernier, après avoir chassé le président Ibrahim Boubacar Keïta.

Le président est flanqué d'un vice-président doté d'importantes prérogatives sécuritaires, appelé à le remplacer en cas d'incapacité. Ce vice-président est l'actuel chef de la junte, le colonel Assimi Goïta.

Les chefs d'État de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avaient donné jusqu'à ce mardi 22 septembre à la junte malienne, pour annoncer un président et un Premier ministre civils de transition. C'est maintenant chose faite.

Cependant, il reste de nombreuses inconnues, notamment sur le partage des rôles entre la présidence et la vice-présidence. Pour Oumar Mariko, président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), c'est néanmoins le vice-président, le colonel Assimi Goïta qui apparait comme l'homme fort de cette transition.

Appel à la Cédéao

Le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, a par ailleurs pressé la Cédéao de lever ses sanctions à l'encontre du Mali. "Nous avons accepté les principes de la Cédéao, à savoir la nomination d'un président civil, puis la désignation d'un Premier ministre. Je pense que dans les jours à venir la Cédéao doit enlever ces sanctions pour le bonheur de la population malienne", a déclaré le colonel Goïta en marge des cérémonies du 60ème anniversaire de l'indépendance du pays.

La Cédéao a suspendu le Malide ses organes de décision, fermé les frontières de ses États membres, et stoppé les échanges financiers et commerciaux avec le Mali, à l'exception des produits de première nécessité, des médicaments, des équipements de lutte contre le coronavirus, des produits pétroliers et de l'électricité.

Cet embargo est une vive préoccupation dans ce pays pauvre et enclavé.

Plus de: DW

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