Congo-Kinshasa: Médias - Le neuvième congrès de l'UNPC confirmé en octobre

Ces travaux dans la ville-côtière de Moanda, dans le Kongo Central, initialement prévus du 21 au 22 septembre vont finalement se tenir du 5 au 7 octobre 2020.

L'Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a confirmé la tenue du neuvième congrès, du 5 au 7 octobre 2020, dans la ville côtière de Moanda, au Kongo central. La confirmation a été faite au cours d'une conférence de presse tenue le 22 septembre, au siège de la corporation, à Kinshasa, par le président sortant de cette structure, Joseph Boucard Kasonga Tshilunde. « Le congrès aura bel et bien lieu. Les hôtels au niveau de Moanda sont déjà réservés ... », a-t-il affirmé.

Joseph-Boucard Kasonga a également confirmé la participation des délégués des provinces dont certains seraient déjà à Kinshasa, de passage pour Moanda.

Le président de l'UNPC a, par ailleurs, indiqué que ces travaux, initialement prévus du 21 au 22 septembre, ont été renvoyés au début du mois d'octobre pour des raisons organisationnelles. A l'en croire, la date de la tenue de ces travaux a connu un décalage à cause des problèmes liés à la logistique notamment l'arrivée de toutes les délégations des provinces à Kinshasa.

Les regards jetés vers l'avenir

Kasonga Tshilunde a, par ailleurs, confirmé la contribution de la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, par la fondation éponyme, à hauteur de 100 mille dollars américains pour la tenue de ces travaux.

Candidat à sa propre succession, Boucar Kasonga Tshilunde confirme que la liste définitive des candidats sera connue bientôt et appelle à l'unité de la corporation, tout en sollicitant aux membres de la structure de passer l'éponge. « Je demande à tout le monde d'oublier le passé. On va se retrouver, on va parler de nos problèmes et on va trouver toutes les solutions possibles », a-t-il indiqué.

Le président sortant de l'UNPC exhorte tous les professionnels des médias, y compris ceux réputés dissidents, à commencer « une nouvelle aventure ». Nous devons, a-t-il dit, oublier le passé et mettre nos forces ensemble pour aller au congrès où tout doit se résoudre.

Une marche de soutien au patriarche Malembe Tamandiak

Dans une correspondance adressée au gouverneur de la ville-province de Kinshasa, « les anciens de l'Ifasic », toutes les promotions confondues, projettent de battre le pavé, le vendredi 25 septembre, en signe de soutien à l'ancien recteur, « récemment traîné dans la boue par la génération montante ». Nous comptons, ont-ils écrit, organiser cette marche pacifique en hommage au patriarche et icône de la presse congolaise, Malembe Tamandiak, ce vendredi 25 septembre à Kinshasa, pour lui témoigner notre indéfectible soutien en raison de ses nombreux sacrifices consentis dans la formation des journalistes RD Congolais que nous sommes.

Cette marche partira de la gare centrale jusqu'au cabinet du ministre de la Communication et des Médias, à la Ratelesco ou la Rtnc 2, sur l'avenue Tombalbay, où un mémo sera déposé.

Selon les organisateurs, à travers cette marche, ils veulent attirer l'attention des autorités sur le désordre qui mine la profession avec notamment l'organisation d'« un congrès controversé à Moanda ».

Il est rappelé que le patriarche Malembe Tamandiak est, depuis un certain temps, en guerre ouverte contre le président Kasonga Tshilunde.

Cette icône de la presse en RDC s'est ouvertement opposée à l'organisation de ce congrès de l'UNPC à Moanda. Le patriarche de la presse a tenu, il y après de plus d'une semaine déjà, un point de presse dans la salle de la paroisse Fatima, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, en sa qualité de membre honoraire, membre d'honneur et membre associé de l'UNPC, à l'occasion duquel il a dit toute sa tristesse sur la situation que traverse l'organe fédérateur de la presse congolaise en ce moment.

Pour le professeur Malembe, qui parlait devant plusieurs professionnels de la presse et des structures des médias, Kasonga Tshilunde a convoqué le congrès de Moanda en violation des articles 19, 20, 29, 32, 64,38 de la loi qui régit la presse dans le pays. De son avis, « ce congrès est irrégulier, frauduleux et illégal ». Pour motiver sa position, le patriarche a notamment indiqué que selon la procédure, la lettre pour convoquer un congrès est signée par tous les membres du comité de l'UNPC. Or, a-t-il fait remarquer, dans le cas d'espèce, c'est seul Tshilunde qui le signe parce que les autres membres du comité se sont désolidarisés de lui. En outre, a-t-il indiqué, un congrès doit être convoqué trois mois avant. « Ce qui n'est pas le cas », a-t-il regretté notant que la seule option qui restait était de soutenir le comité que dirige le vice-président Tabasenge de l'UNPC pour organiser un vrai congrès.

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