Madagascar: Universités de Toliara et d'Ankatso II - La thèse d'un incendie criminel privilégiée

D'après les informations, le nom d'un ancien Conseiller spécial auprès de la Présidence de la République aurait été cité comme étant l'instigateur de ces actes.

Un acte de déstabilisation politique. Les premiers éléments des enquêtes relatives aux incendies qui se sont produits ces derniers temps au niveau des universités de Toliara et d'Antananarivo sont sortis et ont révélé des actes manifestement programmés. La thèse d'incendies criminels aurait été confirmée. Les feux auraient été déclenchés dans des bâtiments inoccupés au moment des faits. En raison de l'état d'urgence sanitaire, les étudiants ont quitté la cité universitaire pour rejoindre leurs familles. La piste d'un court-circuit aurait donc été écartée. D'après les informations, des produits hautement inflammables, suffisants pour faire exploser tout un bloc universitaire auraient été utilisés. Ce serait le cas notamment lors de l'incendie qui s'est produit samedi dernier au Bloc amical des étudiants à Ankatso II.

De sources proches de l'enquête, le nom d'un ex-Conseiller spécial de l'ancien président Hery Rajaonarimampianina aurait été cité comme le cerveau de ces incendies à caractère criminel. Ce dernier aurait été aperçu dans les campus universitaires avant les incendies. Sa présence à Toamasina ces derniers temps incitent aussi les services des renseignements et les responsables des enquêtes auprès de la Gendarmerie nationale, à déduire que l'université de cette localité pourrait être la prochaine victime de ce projet machiavélique, où le principal objectif serait de provoquer des actions de déstabilisation contre le régime en place.

Vol et détournement. Selon nos sources, cet ancien baron du » Hery Vaovao ho an'i Madagasikara » serait actuellement dans le collimateur des Forces de l'ordre. Il convient de noter que cet ex-Conseiller à la Présidence a déjà été emprisonné à Antanimora en 2019 pour une affaire de vol, de détournement de matériels et de biens mobiliers appartement à la Présidence de la République. Alors que les préparatifs sont en cours en vue des élections sénatoriales du mois de décembre prochain, la tension commence à monter d'un cran au niveau de l'échiquier politique.

Après le confinement, place aux règlements de compte politique. La trêve politique dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire semble avoir pris fin. L'opposition multiplie les interventions médiatiques pour dénoncer des irrégularités. La dissolution de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) est même réclamée. A l'approche de ce scrutin, on pourrait s'attendre à une effervescence de la situation sur le terrain.

Plus de: Midi Madagasikara

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