Cameroun: Marches contre les institutions - Flop sur toute la ligne

La journée d'hier, annoncée par cette formation politique comme celle d'un mouvement de protestation aura finalement été ordinaire pour l'ensemble des Camerounais.

Les initiateurs des marches prévues hier 22 septembre 2020 contre les institutions de la République ont-ils finalement trop présumé de leur capacité de mobilisation. Notamment celle d'une opinion publique camerounaise qui semble de plus en plus habituée à ces discours oiseux qui trouvent un terrain fertile sur les réseaux sociaux. Assurément ! Si l'on en juge par le peu d'intérêt accordé par les Camerounais aux appels lancés par les responsables de cette formation politique et leurs affidés.

Hier, la circulation n'aura jamais été autant fluide dans les artères de la capitale camerounaise, avec comme un message des « Yaoundéens » aux initiateurs de ces appels à l'insurrection : « Vous voulez marchez ? Nous vous laissons les rues et les artères de la ville, siège des institutions de la République ». Même si les différents marchés de la ville ont connu la même affluence, que ce soit au marché central à Yaoundé, au marché de Mokolo, à Biyem-Assi acacias ou encore à Etoudi où, comme d'habitude, les commerçants ont pris d'assaut les différents espaces qu'ils occupent au quotidien. Avec les innombrables bouchons que l'on connaît à ces endroits. Seuls quelques individus isolés ont tentés de créer improbables mouvements de foule. Très vite recadrés par les éléments des forces de l'ordre dont on va une fois encore saluer le professionnalisme dans ces circonstances.

Ailleurs, dans les autres chefs-lieux de régions, les populations semblaient plutôt avoir le regard rivé sur les deux principales métropoles que sont Douala et Yaoundé. Ici, les mots d'ordre lancés par le Mrc et ses alliés semblaient n'avoir jamais été entendus. Il ne restait alors aux adeptes de cette formation politique que les réseaux sociaux pour raviver de vieilles images que l'on faisait dès lors passer pour des marches populaires. A l'instar de celle où l'on voyait, au milieu des « manifestants », des élèves en uniformes de classe qui semblaient plutôt revenir de leur école.

Des élèves qui ne reprendront le chemin de l'école que le 5 octobre prochain pour le compte de l'année scolaire 2020-2021. Que dire également de ces autres images de populations massées autour d'un véhicule roulant lentement dans un cortège ? Le contraste aura donc été assez saisissant entre les images diffusées via ces réseaux sociaux et la réalité qui a été celle des villes camerounaises hier. De nombreux Camerounais qui se sont bien amusés de ces images qui leur étaient diffusées en boucle. Eux qui ont vainement cherché les initiateurs de ces marches insurrectionnelles. Sans doute bien au chaud dans le cadre douillet de leurs résidences. S'amusant du petit effet qu'ils produisaient sur les quelques adeptes de leur mouvement qui a finalement fait « Pschitt ».

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