Egypte: Le pays déplore le silence international face au soutien en armes et en argent apporté aux groupes terroristes

Il est déplorable que la communauté internationale continue de fermer les yeux devant le soutien en armes et en argent apporté par certains pays aux terroristes...ces mêmes Etats leur servent également de refuge, de tribunes médiatiques et politiques et facilitent leur mobilité vers les zones de conflits notamment en Libye et avant en Syrie, a affirmé le président Abdel Fattah Al-Sissi devant la 75e session de l'Assemblée générale de l'ONU qui s'est ouverte ce mardi en visioconférence.

Il est désormais nécessaire que nous adoptons tous une approche garantissant la mise en oeuvre des résolutions prises dans les cadres multilatéraux tout en priorisant l'application des règles et des principes établis et constants de la charte de l'ONU et du droit international, a souligné le chef de l'Etat, jugeant impératif de demander des comptes aux pays qui enfreignent le droit international, les résolutions onusiennes et particulièrement celles du Conseil de sécurité de l'ONU.

L'Egypte-a-t-il poursuivi- est soucieuse d'instaurer la paix et la sécurité internationales et d'épargner aux peuples les horreurs des conflits armés par le biais d'un processus politique inclusif basé sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU.

Il n'est plus tolérable que les résolutions contraignantes du Conseil de sécurité sur la lutte contre le terrorisme, assurant le cadre juridique nécessaire pour contrer ce fléau, ne soient toujours pas appliquées efficacement ou respectées strictement par certains pays qui croient pour des raisons politiques qu'ils n'auront pas de comptes à rendre, a martelé le president Al-Sissi.

Concernant la crise en Libye, l'Egypte est attachée à la voie du règlement politique sous les auspices de l'ONU sur la base de l'accord de Skhirat et des conclusions de la conférence de Berlin et de la " Déclaration du Caire" lancée par les chefs du parlement et de l'Armée nationale libyenne, étant une initiative politique conjointe et globale pour mettre fin au conflit dans ce pays, comportant des démarches précises, et un calendrier clair pour rétablir l'ordre et former un gouvernement consensuel à la hauteur des aspirations des Libyens, a indiqué le rais.

Les répercussions de la crise en Libye vont au-delà de ses frontières et impactent la sécurité des pays voisins et la stabilité internationale...l'Egypte est déterminée à aider les frères libyens à débarrasser leur pays des groupes terroristes et des milices et à faire cesser l'ingérence flagrante de parties régionales dans ses affaires... ces mêmes parties ont délibérément envoyé des combattants étrangers en Libye poussées par les convoitises qu'on connait et par des illusions colonialistes venant d'une autre époque... De ce fait nous l'avons annoncé et nous le réitérons que l'Egypte ripostera pour défendre sa sécurité nationale si la ligne rouge Syrte-Al-Jaffra est franchie ...., a de nouveau mis en garde le président Al-Sissi.

S'agissant de la Palestine, le président Al-Sissi a souligné que le peuple palestinien aspirait toujours à obtenir ses droits humains les plus élémentaires, à savoir vivre dans son Etat indépendant côte-à-côte avec les pays de la région.

Il ne sera pas possible d'ouvrir des perspectives de paix, de coopération et de cohabitation commune sans la satisfaction des ambitions légitimes du peuple palestinien d'établir son Etat indépendant...et la communauté internationale doit concrétiser son engagement d'instaurer cette paix tant attendue et de faire face aux mesures qui sapent les fondements de la solution de deux Etats sur lesquels repose le processus de paix... a noté Al-Sissi devant l'ONU.

Évoquant la crise syrienne, le président Al-Sissi a jugé impérieux de mettre fin à la guerre qui embrase la Syrie, de mettre en oeuvre tous les éléments du règlement politique conformément à la résolution no 2254 du Conseil de sécurité sans sélectivité ou tergiversation de manière à assurer l'unité de ce pays, son intégrité regionale et d'en éradiquer totalement le terrorisme.

" Partant de cette même logique, il est temps d'adopter une position tranchante mettant fin à la crise au Yémen en vertu de la résolution no 2216 du Conseil de sécurité, de l'initiative du Golfe et des conclusions du dialogue national inclusif de manière à préserver l'unité du Yémen, son indépendance et de faire cesser l'exploitation de son territoire pour cibler les pays voisins ou entraver la navigation dans le détroit de Bab el-Mandab".

Quant au barrage de la Renaissance, le chef de l'Etat a souligné l'inquiétude grandissante des Égyptiens vis-à-vis de ce projet édifié par un pays voisin et ami sur un fleuve ayant donné la vie, au fil de l'histoire, à des millions d'êtres humains.

Nous avons tout au long d'une décennie engagé d'inlassables négociations avec nos frères au Soudan et en Ethiopie dans le but d'aboutir à un accord régissant le remplissage et l'exploitation du barrage et réalisant l'équilibre souhaité entre les revendications de développement du peuple ami d'Ethiopie et la préservation des intérêts hydriques de l'Egypte et de son droit à la vie.. et nous nous sommes impliqués dans des rounds consécutifs de pourparlers durant l'année courante lors desquels le gouvernement des Etats-Unis a déployé des efforts estimables pour rapprocher les positions entre les trois pays...nous avons par la suite, en toute sincérité, participé aux discussions tenues à l'initiative du premier ministre soudanais et puis aux négociations convoquées par le président sud-africain dont le pays assure la présidence tournante de l'Union Africaine (UA), mais ces efforts n'ont malheureusement pas abouti aux résultats escomptés.

Aucune partie n'a le monopole du fleuve du Nil dont les eaux sont nécessaires pour la survie de l'Egypte sans pour autant que les droits des autres Etats riverains ne soient amoindris, a précisé le président Al-Sissi, estimant que la tenue par le Conseil de sécurité, à la demande de l'Egypte, d'une séance de consultation sur ce sujet le 29 juin dernier reflétait le danger et l'importance de cette question et son lien direct avec la préservation de la paix et de la sécurité internationales.

Partant de ce qui précède, la communauté internationale porte la responsabilité de pousser toutes les parties prenantes à trouver un accord réalisant les intérêts communs sans que les négociations ne traînent en longueur pour tenter d'imposer un fait accompli, a prévenu le chef de l'Etat

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