Cameroun: Confection des tenues scolaires - Ca fourmille dans les ateliers

A quelques jours de la rentrée scolaire, les couturiers mettent les bouchées doubles pour satisfaire la demande à Yaoundé.

La pression monte dans les ateliers de couture de la ville de Yaoundé. L'année scolaire démarre dans quelques jours. Plusieurs couturiers sont au four et au moulin pour confectionner des tenues pour des établissements. Hier, au marché Mvog-mbi, où sont alignés plusieurs ateliers de couture, le crissement des machines à coudre était plus bruyant que d'habitude. Dans l'atelier de Delphine Abena, par exemple, les employés qui y travaillent ne se tournent pas les pouces.

De 7h à 23h parfois, l'équipe est à pied d'oeuvre. Ici, le travail se fait à la chaîne. Pendant que la propriétaire de l'atelier coupe les tissus, deux autres couturière sont attelées à la couture. Une autre les surfile. « J'ai gagné le marché de confection des tenues d'un collège privé de la place. Je dois fabriquer plus de mille tenues et les livrer une semaine avant la rentrée scolaire. Le plus compliqué, c'est la coupe et la couture des pantalons car il faut que les pieds soient droits. Nous avons déjà cousu plus de 500 pièces, nous devons respecter les clauses de notre contrat, c'est-à-dire livrer à temps », confie Delphine Abena, toujours concentrée sur son travail.

Ambiance identique à Coron. Non loin du lieu-dit Siantou supérieur. Ici également, la dizaine d'ateliers de couture fourmille. Dans ces fabriques, on a d'yeux que pour les tenues scolaires. « L'heure est aux préparatifs de la rentrée scolaire. C'est le moment de gagner les gros marchés dans les établissements privés. Je n'accepte pas ceux qui viennent juste pour se faire coudre une seule tenue. Cette année, j'ai eu la chance de gagner des marchés pour la confection des tenues scolaires pour deux écoles. J'en suis ravie. Le travail est presque terminé, nous sommes en train de confectionner les dernières pièces », se réjouit Falone Atangana. Pour sa voisine, par contre, pas besoin de commande pour se lancer.

« J'ai acheté des tissus pour coudre les tenues scolaires qu'arborent les élèves des différents lycées. J'en ai confectionné une centaine, plus de la moitié a été vendue. J'ai encore acheté d'autres tissus pour commencer à en coudre d'autres que je remettrai en vente », explique la jeune dame. Dans les ateliers de couture comme dans les plus grands centres de confection des tenues scolaires comme Mandilaris, le personnel a mis les bouchées doubles. « Nous avons remobilisé le personnel. Certains travaillent le jour et d'autres la nuit. Par jour, nous pouvons produire plus de 2000 piéces. Les prix sont fonctions des tailles et oscillent entre 7500 et 8500 F », explique Ernestine Njampou, chef d'atelier à Mandilaris.

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