Congo-Brazzaville: Présidentielle 2021 - Dave Uphrem Mafoula confirme sa candidature

interview

Candidat déclaré au prochain scrutin présidentiel, le président du parti Les Souverainistes, Dave Uphrem Mafoula, ne compte pas abandonner ses ambitions. Dans une interview aux Dépêches de Brazzaville, l'économiste de formation, âgé de 38 ans, entend mettre son expérience au service du Congo.

Vous avez récemment annoncé votre candidature à l'élection présidentielle de 2021. Est-ce que vous la confirmez ?

Je suis un républicain sincère, un démocrate dévoué avec une expérience syndicale acquise en tant qu'étudiant dès 2004 et une expérience politique de 2012 jusqu'à nos jours. Depuis 2017, je consulte régulièrement les Congolais du nord au sud, je connais leurs souffrances et leurs attentes. Je connais les forces et les faiblesses de notre Etat.

Ce quinquennat qui est quasiment fini a creusé davantage les difficultés dans chaque famille congolaise. Aujourd'hui, il y a un profond désir des Congolais pour un leadership nouveau. Alors, j'ai annoncé ma candidature à la présidence de la République parce que j'incarne ce leadership nouveau. Je crois pouvoir mieux servir les Congolais à ce niveau de responsabilité en créant les conditions d'un véritable équilibre social dans notre pays afin de réduire le grand écart entre les riches et les pauvres. C'est pour cette raison que je rassure les Congolais que j'irai jusqu'au bout.

Vous affichez des ambitions, mais sur qui comptez-vous pour y parvenir ?

Je suis profondément convaincu que nous sommes à la fin d'un cycle politique où la configuration actuelle opposition/majorité est une réalité à dépasser. Les Congolais ont besoin d'un leader qui réussira à vaincre le tribalisme, à résoudre le problème de loger, de nourrir, de soigner, d'éduquer et de donner des emplois aux jeunes.

Pour ce faire, je compte sur tous les Congolais de l'intérieur comme de la diaspora. Je compte sur ces jeunes qu'on a oubliés mais qui ont les "facteurs talents et énergies" à mettre au service du développement du pays. Je compte sur le bon sens de celles et ceux qui vivent au quotidien la souffrance causée par l'absence du patriotisme et le manque d'amour du prochain.

Certains leaders politiques conditionnent leur participation à la prochaine présidentielle par la tenue d'un dialogue national. Avez-vous également des préalables ?

Quémander le dialogue avec le pouvoir actuel, c'est gravir une montagne dont on ne voit pas le sommet. Ils vont le gravir jusqu'à quand ? Ces leaders ont-ils consulté leurs bases respectives pour légitimer leur demande ? Ceux qui font ce choix doivent se référer à l'historique des dialogues pour se rappeler qu'aucune de ces concertations n'a déplumé le pouvoir en place. Je pense que nous devons focaliser toutes nos énergies à créer les conditions d'un grand rassemblement des leaders qui voient dans l'élection présidentielle 2021 la possibilité de réussir l'alternance tant attendue. Le temps du dialogue est passé entre 2016 et 2019.

Vous êtes jeune, pourquoi n'avez-vous pas pensé à adhérer à un parti déjà existant au lieu de créer Les Souverainistes ?

On adhère à un parti politique lorsqu'on partage ses valeurs et qu'on épouse sa vision. Je défends les valeurs telles que l'ordre, la famille, la méritocratie et le travail. J'ai lu les statuts de certains partis qui les mentionnaient mais, malheureusement, ces valeurs sont absentes dans la pratique.

Ce qui explique le non-respect des lois et règlements de la République par certains cadres politiques parce qu'ils sont dans des formations politiques manquant la culture de strict respect des textes fondamentaux. Les Souverainistes sont un parti de la droite sociale respectueux de ses textes et exemplaire, créé depuis 2016. Il est représenté dans neuf départements du pays, nous sommes en train de structurer les trois départements restants, notamment la Likouala, le Kouilou et la Cuvette-ouest pour nous conformer à la nouvelle loi sur les partis politiques de 2017.

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