Madagascar: Cimetière Anjanahary - Les procédures d'enterrement changent

Suite à la découverte d'un corps étranger dans un tombeau familial, une réunion des propriétaires des tombes avec la CUA a eu lieu pour de plus amples éclaircissements.

Une découverte choquante pour une famille endeuillée lors de l'enterrement de leur fils à leur concession funéraire au cimetière d'Anjanahary, lundi. C'est un corps enveloppé dans du plastique que des membres de cette famille ont découvert, lorsqu'ils ont ouvert leur tombeau familial. « L'inhumation du corps a été, probablement, très récente. Cela nous a bouleversé de le voir là, nous avons voulu le sortir de la tombe. Nous avons décidé de le laisser là et d'attendre cette réunion avec la commune urbaine d'Antananarivo pour avoir des explications », témoigne Fara Rakotomalala, mère du défunt enterré à Anjanahary. C'était au Tranompokonolona Isotry, hier, lors de l'assemblée générale des propriétaires des tombes au cimetière d'Anjanahary, qui sont venus très nombreux.

Erreur

L'existence de ce corps « étranger », dans leur tombeau familial, a décontenancé cette famille. « Nous ne savons pas s'il s'agit d'une erreur, ou s'il y a une complicité avec les gardiens du cimetière », enchaine Fara Rakotomalala, qui soutient que la famille ne détient pas la clé de la tombe.

Le Dr Anjarasoa Maharavo Rasoanomenjanahary, chef de service de la Promotion de l'hygiène au sein du Bureau municipal d'hygiène (BMH) d'An tananarivo affirme que c'est la première fois que ce problème survient. Ou du moins, que son département, a entendu des personnes s'en plaindre. Elle présume que les procédures d'enterrement ont pu engendrer ce t te erreur. « Jusqu'ici, nous n'avons demandé que l'autorisation d'inhumer aux familles qui enterrent au cimetière. Désormais, la décision d'attribution de parcelle sera exigée pour vérifier que telle famille dispose légalement d'une tombe dans le cimetière », indique-t-elle. Par ailleurs, le BMH ne connaîtrait ni l'identité ni les coordonnées des propriétaires des 40% des tombeaux. « Nous ne disposons que des contacts des 60% », rajoute le responsable du BMH.

Cette réunion des propriétaires des tombes à Anjanahary va permettre à la commune urbaine d'Antananarivo (CUA), de les identifier et de clarifier leur traçabilité. Ils ont été demandés de s'inscrire. Cette inscription va permettre, en outre, à la CUA, de vérifier qui a déjà payé les taxes et qui ne l'ont pas fait. La CUA rappelle que les propriétaires des tombes doivent payer les taxes annuelles, qui varient de 60 000 ariary à 300 000 ariary, selon le type de concession.

D'autres projets sont prévus au cimetière d'Anjanahary, entre autres, l'assainissement des tombes que la CUA et les familles assureront ensemble et la clôture du cimetière qui s'étale sur une surface de 12 hectares. Des propriétaires sortent satisfaits de cette réunion.

Plus de: L'Express de Madagascar

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