Madagascar: Noyade village touristique - Le corps de l'adolescent de 15 ans retrouvé

Les séries de noyade reviennent. En voulant sauver une fillette noyée au village touristique mercredi, un garçon de 15 ans habitant à Mahatsinjo a disparu et était resté introuvable depuis mercredi après midi.

Son corps vient d'être découvert hier en fin d'après midi. Les parents avaient consulté des « mpimasy » dans la matinée d'hier et ont suivi des rites traditionnels. Le corps était apparu plus tard, transporté par les vagues.

Ils étaient cinq jeunes à nager dans l'eau quand la petite fille a commencé à couler ; l'un d'eux a tenté de la sauver mais malheureusement, il a été emporté par les vagues. De jeunes commencent à plonger à la mer à partir du ponton depuis quelques jours malgré les interdictions de baignade dans cette zone.

Des maîtres-nageurs et surveillants sont indispensables mais personne ne surveille la plage. Mais il ne faut surtout pas négliger le phénomène de baïne, qui est une dépression temporaire ou mare résiduelle ressemblant à une piscine naturelle formée entre la côte et un banc de sable. À marée basse, les baïnes se présentent comme une succession de cavités régulières.

Ces dépressions se forment sur un relief où le phénomène de marée est fort, le sable fin, le dénivelé faible, et avec une forte houle. La houle déplace le sable le long du rivage, interférant avec les courants perpendiculaires à la plage.

Ces courants emportent vers le large le sable de fond, creusant ainsi des cuvettes visibles à marée basse qui peuvent atteindre 100 mètres de large et 4 à 5 mètres de profondeur. Chaque baïne a une morphologie propre et engendre différentes formes de courants. Lorsque la marée recouvre la baïne, l'eau s'échappe vers l'aval selon un système de vidange. Ce sont ces courants de « sorties de baïnes », ou courant d'arrachement, qui provoquent chaque année des accidents.

Le meilleur comportement à adopter reste alors de se laisser porter par le courant sans lui opposer de résistance et d'attirer l'attention des sauveteurs ou encore tenter de rejoindre la plage en nageant latéralement, pour sortir du courant . Il est inutile d'affronter le courant de face et revenir à son point de départ. Le danger se manifeste durant les 2e et 3e heures de la marée montante quand les vagues passent par-dessus le banc de sable et aux 4e et 5e heures de la marée descendante.

Plus de: L'Express de Madagascar

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