Madagascar: Assainissement de la Capitale - La CUA part à la chasse aux irrégularités

La Commune Urbaine d'Antananarivo est déterminée à changer la situation dans la capitale malgache.

Après le lancement officiel du code municipal d'hygiène, la voilà qui se met à une opération de désencombrement des rues du centre-ville en traquant les voitures abandonnées et vetustes de nos chaussées, à l'organisation d'une nouvelle gestion du cimetière d'Anjanahary, mais également à l'enlèvement des familles occupant les marchés.

La question du manque de place pour se stationner est un problème récurrent en centre-ville. Et le grand nombre de véhicules qui ne circulent plus, parqués un peu partout au bord des chaussées n'arrangent pas vraiment le problème, surtout dans une période où les voitures importées ne cessent d'arriver au port de Toamasina. Aussi, la CUA a eu l'idée de régler le problème en chassant ces voitures laissées à l'abandon. Les propriétaires sont donc sommés de les retirer après notification, sinon, les camions transporteurs de la municipalité les embarqueront après 48 heures suivant la date de la notification.

Carrosseries à l'abandon. Il peut y avoir différentes raisons qui poussent les propriétaires à abandonner leurs véhicules dans les coins de rues. Premièrement, il y a le fait que beaucoup de logements ne disposent pas d'un garage pour accueillir la voiture. Aussi, les propriétaires sont obligés de les stationner au bord de la chaussée. Après, il y a aussi le manque de moyens ou le manque de pièces détachées qui empêchent l'entretien du véhicule en question. Or, souvent le propriétaire refuse l'idée de l'abandonner ou de l'envoyer à la casse, dans l'espoir de pouvoir le remettre en état de marche prochainement. Néanmoins, peu importe les raisons, la capacité des parkings du centre-ville est insuffisante pour accueillir à la fois les véhicules des habitants et les épaves laissées à l'abandon, donc il faut libérer de l'espace quelque part.

DGSR. De son côté, la Direction générale de la sécurité routière poursuit ses actions de sensibilisation pour la régularisation des véhicules portant une immatriculation provisoire. Car outre les carrosseries qui pullulent dans la capitale, les voitures d'occasion encombrent également les places de parking. On en trouve partout que parfois, il est presque impossible pour un chauffeur de trouver une place pour se stationner, tellement, le bord de la chaussée est remplie de véhicules à vendre et qui restent parqués là durant des mois sans trouver un acquéreur. Malheureusement, il n'est pas possible de les envoyer ailleurs. Bref, le fait de pourchasser les épaves de voitures peut être une solution provisoire, mais ne pourra pas totalement résoudre le problème de la circulation dans la Capitale, comme l'a indiqué l'ingénieur en aménagement du territoire que nous avons eu l'honneur d'interviewer dans nos précédentes éditions. Pour ce dernier : « la solution la plus plausible demeure le transfert des activités en dehors du centre-ville».

Plus de: Midi Madagasikara

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