Cameroun: Olivier Bibou Nissack - Face à douze enquêteurs

24 Septembre 2020

Olivier Bibou Nissack n'a pas encore regagné son domicile. Le conseiller et porte-parole du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) est gardé à vue à la Division régionale de la police judiciaire (Drpj) du Centre à Yaoundé, depuis les premières heures de la matinée du 22 septembre. Les avocats membres du Collectifs Sylvain Souop du nom du célèbre avocat du Mrc décédé il y a quelques- qui l'ont assisté hier mercredi, indiquent néanmoins que Bibou Nissack se « porte bien ».

Un détail qui vient renseigner sur l'état de santé du conseiller et porte-parole de Maurice Kamto, happé à son domicile à Yaoundé, juste avant le début des marches annoncées par le Mrc. « Le commissaire Mendouga est venu chez lui le matin du 22 septembre lui dire qu'il n'était pas autorisé à sortir de son domicile déjà encerclé. Et aux environs de 14h, il est revenu lui dire que le délégué général à la sûreté nationale (Dgsn) avait besoin de le voir, et la suite c'est qu'il a été conduit dans les locaux de la Drpj », explique l'un des avocats du collectif Sylvain Souop. Il s'agit, entre autres, des Maîtres Hippolyte Meli, Sother Menkem et Crépin Ndjodo.

A en croire le même collectif, l'audition d'Olivier Bibou Nissack a commencé en milieu d'après-midi pour s'achever tard dans la nuit. Puisqu'elle a duré de 14h50 à 23h. Le temps pour les hommes au béret noir de le « cuisiner », comme on le dit dans les chaumières, pour avoir de quoi construire une éventuelle infraction. D'après ce Collectif, on en est d'autant plus édifié que son audition « a tourné autour des allégations sur ses opinions politiques, ses activités politiques, le programme politique du Mrc, le financement du Mrc, au point où il (Bibou Nissack) a demandé à ses enquêteurs, 12 au total, s'il faisait l'objet d'une enquête plutôt politique que judiciaire », extrait d'un compte-rendu de mission du Collectif en question, publié hier sur les réseaux sociaux. «Il est suspecté d'infractions de terrorisme, d'hostilité envers la patrie, de préparatifs dangereux et d'insurrection», relève ce compte-rendu.

La garde-à-vue signée de son enquêteur à la Drpj du Centre, informent ses conseils, est d'une durée de 48 heures. On saura dans les prochains jours le sort qui va lui être.

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