Congo-Brazzaville: ODD/Covid-19 -La FAO relève une stagnation des indicateurs de l'alimentation et de l'agriculture

D'après un nouveau rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la pandémie de la Covid-19 est venue compliquer la concrétisation des Objectifs de développement durable (ODD) et le suivi des éventuelles avancées.

Maximo Torero, économiste en chef à la FAO, appelle à de "meilleures données qui permettront de tracer la meilleure voie à suivre pour arriver à destination". La crise sanitaire mondiale inédite, dont les répercussions sont économiques et sociales, complique davantage la concrétisation des cibles de ces ODD, indique le rapport. On constate une hausse de la faim, et d'autres formes d'insécurité alimentaire. La pandémie a aussi eu des effets préjudiciables, notamment sur la conservation des ressources génétiques, et sur des activités comme les recensements agricoles nationaux - retardés, reportés ou suspendus dans plus de la moitié des 150 pays où ils devaient avoir lieu.

Des tendances positives malgré un tableau préoccupant

Le rapport évalue les tendances actuelles, dont beaucoup stagnent, voire se dégradent. Pour les indicateurs, mesurant la productivité et les revenus des petits exploitants qui doivent doubler d'ici à 2030, on ne dispose pas de données suffisantes permettant d'évaluer leur état actuel et leur progression. "Bien que le tableau d'ensemble soit préoccupant, il faut souligner les tendances positives, notamment l'amélioration de l'efficience de l'utilisation de l'eau en Asie du Sud, l'intensification des activités de conservation des ressources phytogénétiques en Afrique du Nord, les progrès accomplis en vue de la gestion durable des forêts et les avancées en matière de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée".

L'innovation une solution pour mettre fin aux perturbations

" La crise de la Covid-19 est aussi l'occasion de trouver des possibilités inédites afin de travailler de façon plus intelligente, plus rapide et plus soutenue". Le nombre de races d'élevage dotées d'un matériel génétique suffisant pour assurer leur reconstitution en cas d'extinction a été multiplié par 10 entre 2010 et 2019, mais elles ne représentent toujours que 101 des 7 600 races connues à travers le monde, dont 73% environ sont menacées d'extinction.

L'égalité entre les sexes, au regard des droits fonciers dont les femmes sont bénéficiaires, est loin d'être une réalité et, dans de nombreux pays, les dispositions juridiques ne protègent pas comme il se doit les droits des femmes sur les terres. Seuls 12% des pays examinés garantissent un très haut degré de protection. Les forêts continuent de perdre du terrain et la viabilité des stocks ichtyologiques mondiaux recule. "Nous devons travailler en concertation à la recherche de nouvelles possibilités qui nous permettront de recueillir les informations nécessaires pour susciter les changements que le monde s'est engagé à faire advenir ", a conclu M. Torero, lors de la présentation de ce rapport en visioconférence à Genève en Suisse.

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