Cameroun: Redevance de droit d'auteur - L'incompréhension des débits de boisson

Lors d'un récent point de presse à Douala, les exploitants ont exposé leurs difficultés.

Le Syndicat national des débits de boissons et bars du Cameroun (Syndebarcam) a donné un point de presse le 19 septembre 2020 à son siège à Bessengue, Douala. Il était question pour cette nouvelle corporation de poser les problèmes rencontrés par les exploitants par rapport au recouvrement des droits d'auteur par les sociétés de gestion collective. Hervé Nana, président national du Syndebarcam, a ainsi posé plusieurs problèmes qui découlent, selon lui, « des bagarres entre artistes ». Il y a d'abord la difficulté à identifier un interlocuteur formel dans la collecte de la redevance. En effet, les exploitants expliquent recevoir plusieurs équipes sur le terrain, les unes désavouant les autres. Sans compter les associations qui descendent confisquer le matériel de sonorisation sous prétexte que certains établissements jouent de la musique piratée.

A côté de cette confusion sur l'organe chargé de collecter la redevance, il y a la base de calcul des droits d'auteur à verser sur laquelle les exploitants de débits de boisson aimeraient avoir des clarifications. « Quand nous signions la convention pour la retenue à la source en 2008, il était prélevé un montant par casier sur les ristournes, ce qui ne faisait pas subir une torture aux barmen. Les reversements étaient transparents, on connaissait les montants. Quand cela a été suspendu, il y a eu une catégorisation des montants qui était raisonnable pour les débits de boisson. Ça allait de 29500F pour une vente-à-emporter à 49500F pour un bar-dancing ou un night-club par an. Mais aujourd'hui, on vous dit que les montants vont de 50 000F à 250 000F par an, et on ne respecte pas forcément la catégorie de votre établissement. Les montants sont appliqués de manière arbitraire », explique Hervé Nana.

Pour le Syndebarcam, il s'agit donc aujourd'hui d'interpeller les autorités de la ville de Douala et le ministère des Arts et de la Culture afin de régulariser le secteur. Le président du syndicat a saisi l'occasion pour réitérer : « Le Syndebarcam ne s'oppose pas au paiement des droits d'auteur. Ce qui pose problème, c'est les méthodes de recouvrement sur le terrain. »

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