Afrique: La Commission du Codex Alimentarius, moteur des normes relatives à la sécurité sanitaire et au commerce des aliments pendant la pandémie du Covid-19

communiqué de presse

Rome — La 43e session de la Commission devrait aboutir à l'approbation d'un nouvel ensemble de directives et de pratiques

Le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), M. QU Dongyu, a salué aujourd'hui le travail effectué par la Commission du Codex Alimentarius, qu'il a qualifiée de moteur d'application des normes internationales relatives à la sécurité sanitaire et au commerce des aliments, notamment dans le contexte de la pandémie du COVID-19.

Le Directeur général a ouvert la quarante-troisième session de la Commission du Codex Alimentarius, créée par la FAO et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) afin de protéger la santé des consommateurs et de veiller à l'application de pratiques équitables dans le commerce de denrées alimentaires à l'échelle internationale.

«Alors que nous faisons face à la pandémie du COVID-19, le monde a besoin des normes internationales du Codex qui permettront d'assurer la sécurité sanitaire des aliments en traversant les frontières. La dernière chose dont nous aurions besoin, dans cette situation déjà fragile, est l'apparition d'une maladie d'origine alimentaire,» a indiqué M. QU.

Dans ce contexte, le Directeur général a félicité la Commission qui a su intervenir face à la pandémie du COVID-19 en établissant des orientations à l'intention des gouvernements, de l'industrie alimentaire et des consommateurs, en partenariat avec des spécialistes de la FAO et de l'OMS.

Dans son allocution, le Directeur général a également fait ressortir l'importance de la collaboration avec les Membres, les organisations internationales, la société civile et le secteur privé afin de renforcer le Codex. Il faut que les normes et les orientations du Codex évoluent sans cesse, a-t-il observé, de sorte à devenir plus efficientes, plus efficaces et plus concrètes pour les agriculteurs et les consommateurs, et à fournir aux gouvernements et à l'industrie alimentaire de précieuses orientations.

Il a également félicité le Codex pour son engagement à mener ses activités en se fondant sur des données scientifiques et a encouragé la Commission à étudier les possibilités qu'offrent l'innovation et les technologies numériques dans la poursuite des travaux importants qui sont entrepris, tout en soulignant que l'établissement des normes du Codex repose sur la disponibilité en temps réel d'un flux régulier de données et d'informations.

«Au fur et à mesure de l'évolution de la pandémie, nous devons faire en sorte que les échanges commerciaux se poursuivent de manière fluide afin qu'ils contribuent à la sécurité alimentaire et à la nutrition au niveau mondial» a affirmé M. QU.

À titre d'exemple de modernisation récente de l'Organisation, le Directeur général a cité l'Initiative Main dans la main et la Plateforme internationale pour l'alimentation et l'agriculture numériques - qui est un forum multipartite permettant de recenser et d'examiner les avantages et les risques potentiels de la numérisation des secteurs de l'alimentation et de l'agriculture.

«Le développement du numérique est un domaine dans lequel la FAO a pris les devants et nous travaillons sans relâche afin que tous ceux qui participent aux secteurs de l'alimentation et de l'agriculture puissent tirer parti du potentiel des technologies modernes», a-t-il indiqué.

Le Directeur général a par ailleurs réitéré l'engagement pris de renforcer les travaux du Codex: «Une des premières décisions que j'ai prises à la FAO était d'allouer davantage de fonds au Programme de la FAO et de l'OMS relatif à la fourniture d'avis scientifiques, qui sert de base à l'élaboration des normes du Codex. Ces activités sont indispensables pour le Codex, qui ne pourrait autrement pas fonctionner. Et nous ne pouvons pas permettre que cela se produise.» M. QU a également cité son pays, la Chine, en exemple, notamment s'agissant de la manière dont la hiérarchisation des activités du Codex permet aux pays de construire des systèmes nationaux et leur donne une voix sur la scène internationale.

M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, a également noté la manière dont la pandémie a mis en évidence la fragilité des liens qui existent entre la santé des êtres humains et celles des animaux et de la planète. Il a mis l'accent sur l'importance que revêt la collaboration avec la FAO en vue d'améliorer les normes de sécurité sanitaire des aliments et de l'appui apporté.

Historique

La Commission du Codex Alimentarius a été créée par la FAO et l'OMS en 1963 et compte 189 membres et 237 observateurs. Elle se réunit une fois par an afin d'adopter des normes liées à la sécurité sanitaire et à la qualité des aliments, ainsi que des recommandations associées.

La session en cours est organisée pour la première fois à distance et aura lieu du 24 au 26 septembre 2020, ainsi que les 12 et 19 octobre.

Les participants à la réunion à distance prendront des décisions en ce qui concerne les Principes généraux d'hygiène alimentaire, un Code d'usages sur la gestion des allergènes alimentaires, et une série de normes sur l'ail, le kiwi, les produits à base de manioc, le zaatar (mélange d'épices), la sauce au piment et le kava. Ils se pencheront également sur les directives à l'appui de la formulation d'une législation alimentaire harmonisée pour la région Afrique, et d'autres directives concernant l'utilisation et la réutilisation sans risque de l'eau dans la production alimentaire.

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