Afrique de l'Ouest: La CEDEAO maintient les sanctions, malgré l'investiture du président de transition

Après l'investiture, le 25 septembre, du président Bah N'Daw et de son vice-président, le colonel Assimi Goïta, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest maintient ses sanctions, et attend la nomination d'un Premier ministre civil.

La cérémonie d'investiture s'est tenue en présence de l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur mandaté par la CEDEAO, qui devait décider de lever ou non ses sanctions à la suite de cette double investiture.

« Nous sommes optimistes sur le fait que cet événement marquera le début du retour à la normalité au Mali », a indiqué Goodluck Jonathan.Toutefois, à la suite de la cérémonie. Pour sa part, le président du groupe Jean-Claude Kassi Broude a annoncé le maintien des sanctions jusqu'à la nomination d'un Premier ministre issu de la société civile.

Lors d'un sommet sur la crise malienne la semaine passée, la CEDEAO avait réclamé la nomination immédiate de civils comme président et Premier ministre de transition. C'est le colonel-major Bah Ndaw qui nommera le Premier ministre, selon le plan de transition retenu par la junte. Le choix du Premier ministre est considéré comme l'affaire de quelques jours au maximum.

Rappelons que le président et le vice-président de transition au Mali, Bah N'Daw, et le colonel Assimi Goïta, ont pris officiellement leurs fonctions pour une période de dix-huit mois. Une transition qui doit permettre le retour au pouvoir d'un gouvernement civil issu d'élections.

Dans son discours d'investiture, le président de transition a détaillé sa feuille de route : « Conduire une transition stable, apaisée et réussie dans les conditions et les délais convenus. Tout faire pour que le Mali renoue avec la pleine légalité constitutionnelle, avec des autorités élues et des représentants légitimes ».

Bah N'Daw et le colonel Assimi Goïta, chef de la junte au pouvoir depuis le putsch du 18 août contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, ont prêté successivement serment devant le président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye Cissé.

« Elle ne doit pas s'éterniser, cela s'entend », a insisté le procureur, citant à plusieurs reprises les articles de la « charte de transition » du 12 septembre, dont le contenu n'a pas été officialisé.

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