Congo-Brazzaville: Lutte contre le coronavirus - Denis Sassou N'Guesso appelle à la solidarité internationale

Face à la une crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus qui met en relief les écarts flagrants entre les systèmes de santé de différents pays, le président de République, Denis Sassou N'Guesso, a relevé, le 24 septembre, en séance virtuelle devant l'Assemblée générale de l'ONU, l'impérieuse nécessité d'intensifier la solidarité internationale afin d'éradiquer cette maladie.

Le débat général de la 75e session ordinaire organisé autour du thème « L'avenir que nous voulons, l'ONU qu'il nous faut : réaffirmons notre attachement collectif au multilatéralisme- faire face à la Covid-19 par une action multilatérale efficace », a permis aux intervenants de s'exprimer sur cette crise qui a montré les limites des systèmes de santé, même les plus coordonnés.

Le monde fait actuellement face à une crise sanitaire inédite qui met en relief les écarts flagrants entre les systèmes de santé des pays développés et ceux des pays en développement, en termes de capacité de riposte aux grandes pandémies. Cette situation interpelle, selon Denis Sassou N'Guesso, les acteurs bilatéraux et multilatéraux sur les moyens adéquats à mettre en œuvre face à cette pandémie qui affecte gravement la survie de l'humanité.

« Dès lors, il importe d'intensifier la solidarité internationale pour une organisation harmonieuse et complémentaire des stratégies afin d'éradiquer cette pandémie », a affirmé le chef de l'Etat congolais.

Au regard de l'ampleur des incidences économiques et sanitaires induites par ce fléau, renforcer les mécanismes multilatéraux de coopération, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, est un défi qui s'impose à l'ensemble de la communauté internationale, estime-t-il. « A n'en point douter, aucune sortie de cette crise sanitaire sans précédent et aucun développement ne sont désormais possibles en autarcie », a affirmé le président congolais.

L'ONU reste donc le principal instrument en mesure de mobiliser les Etats autour d'une action collective contre les inégalités et les vulnérabilités.

Devant la conjoncture difficile que traverse l'économie mondiale, le multilatéralisme constitue, selon Denis Sassou N'Guesso, le socle essentiel de l'action internationale pour concrétiser nos engagements collectifs, en particulier pour assurer l'accès à la couverture sanitaire universelle, promouvoir l'éducation pour tous, protéger l'environnement et préserver durablement la paix.

Instaurer la « Santé pour tous »

« Malgré les progrès accomplis, nous assistons encore à la résurgence des privations insoutenables pour les peuples. Ainsi, l'instauration de la « santé pour tous » enregistre des difficultés réelles », a fait savoir Denis Sassou N'Guesso.

De nombreuses personnes dans le monde n'ont toujours pas accès aux soins de santé de base, pour cause de pauvreté. Pour garantir la « Santé pour tous », il est nécessaire de renforcer l'accès des groupes les plus vulnérables de la société à des soins de santé de qualité.

« Cependant, nous y parviendrons que si les Etats disposent des ressources nécessaires, dans un monde véritablement en paix », a-t-il dit.

« Injustice historique »

Denis Sassou N'Guesso a profité de cette tribune en virtuel pour dénoncer « l'injustice historique » qu'il sied, selon lui, de réparer en garantissant à l'Afrique toute sa place au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies .

En sa qualité de membre du comité des dix chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, le Congo a réaffirmé, par la voix de son commandant en chef, l'urgence de rendre effective la représentativité de l'Afrique au sein de cet organe de l'ONU. « Ainsi, se consolideront davantage les valeurs de paix, de solidarité, d'équité et de progrès qu'incarne l'Organisation des Nations unies », a-t-il conclu.

En rappel Cyril Ramaphosa, président en exercice de l'Union africaine, avait de nouveau appelé, en date du 22 septembre, à une meilleure représentativité de l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU. « La composition actuelle du Conseil de sécurité ne reflète pas le monde dans lequel nous vivons. Ce n'est que grâce à un Conseil de sécurité des Nations unies réformé et inclusif que nous pourrons résoudre collectivement certains des conflits les plus prolongés au monde », avait-il déclaré.

Le Conseil de sécurité de l'ONU se compose de cinq pays membres permanents (Chine, Russie, Etats-Unis, France et Royaume-Uni) ayant le droit de veto et de dix autres membres non permanents qui se renouvellent par rotation. L'Afrique du Sud est actuellement à sa deuxième année en tant que membre non permanent élu.

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