Maroc: La CGEM révèle ses propositions pour le PLF-2021

27 Septembre 2020

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a publié, vendredi, ses propositions pour la préparation de la loi de Finances au titre de l'année 2021. Ces propositions s'articulent essentiellement autour de cinq grands axes, à savoir la préservation du tissu productif et de l'emploi, le soutien à la demande et appui au social, la reconstitution des fonds propres, le soutien à la trésorerie des entreprises, outre la simplification de la relation avec l'administration, précise la CGEM.

L'élaboration de cette loi, qui intervient dans ce contexte exceptionnel marqué par la crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), devrait reposer sur deux principes. Il s'agit du discours de S.M le Roi Mohammed VI à l'occasion de la fête du Trône (injection de 120 milliards de DH dans l'économie nationale, création d'un fonds d'investissement stratégique et généralisation de la couverture sociale) et du Plan de relance économique de la CGEM.

Ce plan recommande la gestion de la masse salariale pour préserver le maximum d'emplois, l'extension progressive de la couverture sociale, des politiques d'achats publics et orientation contenu local, le maintien et la priorisation des investissements et des achats publics, des dettes long terme conditionnées, des mécanismes pour la reconstitution des fonds propres, outre une TVA incitative à la demande et lutte contre l'informel. En août dernier, le chef du gouvernement a adressé une circulaire aux ministres, ministres délégués, hauts-commissaires et au commissaire général sur l'élaboration du PLF-2021.

L' emprunt obligataire émis par le Maroc sur le MFI, une opération réfléchie et raisonnable

L' emprunt obligataire sur le marché financier international (MFI) de 1 milliard d'euros (Md€), émis récemment par le Maroc, est "réfléchi" et "raisonnable", permettant à la fois de rééquilibrer le budget de l'Etat à un niveau admissible et de soutenir les réserves en devises, a souligné l'analyste économique Mehdi El Fakir. Cet emprunt est à un niveau "résilient", ce qui reflète la confiance dont jouit le Maroc sur le plan international par rapport à sa solvabilité, a relevé M. El Fakir dans une déclaration à la MAP.

S'agissant des taux de rendement de cet emprunt, l'analyste les a qualifiés d'"exemplaires" dans un sens où ils ne sont pas impactés par une prime de risque qui pourrait refléter éventuellement un doute par rapport à la solvabilité du Maroc. Et de poursuivre que la valeur ajoutée de cette émission réside dans son maintien des conditions "propices" pour que l'Etat puisse "jouer son rôle de soutien à la croissance", mais "surtout de maintenir les ingrédients d'une relance", notamment la confiance que les investisseurs ont sur la robustesse de l'économie nationale, rapporte la MAP.

"Il s'agit d'un arbitrage et pas d'un choix délibéré, car les conditions étaient normales et à un niveau résilient, eu égard aux impératifs et du caractère singulier du contexte", a expliqué M. El Fakir. Jeudi, le ministère de l'Economie, des Finances et de la Réforme de l'administration a annoncé que le Maroc a émis avec succès un emprunt obligataire sur le marché financier international de 1 milliard d'euros (Md€) en deux tranches de 500 millions d'euros (M€) chacune.

La 1ère tranche d'une maturité de 5 ans et demi est assortie d'un prix de 99,374% et d'un taux de rendement de 1,495%, soit un coupon de 1,375%, alors que la seconde tranche d'une maturité de 10 ans est assortie d'un prix de 98,434% et d'un taux de rendement de 2,176%, soit un coupon de 2%.

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