Cameroun: Jean Claude Tsila - La reconnaissance de l'Etat

Inhumé dans son village d'Oboa par Soa samedi dernier, l'ancien préfet du département du Mfoundi a été élevé à la dignité de Grand cordon du mérite camerounais à titre posthume par le gouverneur du Centre, représentant personnel du président de la Républi

Une image ! Celle de centaines de personnes debout et acclamant l'ultime passage du cercueil de celui qui était encore jusqu'au 12 août dernier, préfet du département du Mfoundi. Au-delà de l'exceptionnelle longévité à ce poste, l'homme a en effet passé dix ans à la tête du département, siège des institutions de la République, c'est la maîtrise même de cette unité administrative, l'une des plus complexes du pays qui était saluée. Pour cet ultime salut à Jean Claude Tsila, de nombreux membres du gouvernement, des parlementaires, ses anciens collègues dans le commandement territorial, de nombreuses notabilités traditionnelles, car outre sa carrière administrative, le disparu était également chef traditionnel, mais également de nombreux parents et amis, des anonymes.

En tête de toutes ce monde, le gouverneur de la région du Centre. Naseri Paul Bea y est également présent en sa qualité de représentant personnel du président de la République. Paul Biya qui a tenu à reconnaître les qualités du haut commis de l'Etat, en l'élevant à titre posthume, à la dignité de Grand cordon du mérite camerounais. L'homme, durant son parcours professionnel, avait déjà eu le privilège d'être élevé à la dignité de Grand officier de l'ordre national de la valeur.

Avant-hier à Oboa, la demi-douzaine d'orateurs ayant pris la parole a reconnu les qualités de meneur d'hommes, de rassembleur, de générosité et d'esprit d'écoute qui étaient celles du disparu. Pour ses enfants, et par la voix de Marie Béatrice Ngono, Jean Claude Tsila était « le père idéal. Un homme rigoureux mais surtout plein d'humour ». S'exprimant au nom de la famille, le commissaire divisionnaire Enyegue Mbolong, frère du défunt, a tenu à exprimer la gratitude de celle-ci au président de la République pour toutes les attentions dont il a entouré Jean Claude Tsila depuis le début de sa maladie jusqu'à son inhumation. Dans l'oraison funèbre prononcée pour la circonstance, le gouverneur Naseri Paul Bea s'est félicité de la « collaboration sans nuages » qu'il aura eue avec le défunt.

Le représentant du président de la République a tenu à saluer un « homme de valeur, qui maîtrisait les réalités du terrain... Un homme d'exception qui a marqué son temps. Ces différents témoignages ont été précédés d'une célébration pontificale co-célébrées par Nosseigneurs Jean Mbarga et Alain Philippe Mbarga, respectivement archevêque métropolitain de Yaoundé et évêque du diocèse d'Ebolowa. Dans l'homélie prononcée pour la circonstance, Mgr Jean Mbarga s'est appesanti sur le rôle d'un chef dans une communauté en soulignant que la disparition d'un chef est un moment testamentaire. « Le pouvoir du chef repose sur son peuple. Le chef est un homme qui doit servir et non être servi » a-t-il martelé, se félicitant de ce que Jean Claude Tsila, qu'il connaissait du reste très bien, a su se classer dans cette catégorie. Il était presque 18 heures lorsque la terre de Oboa s'est refermée sur cet homme qui a quitté les siens à 64 ans.

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