Cameroun: Marches illégales du MRC - L'éclairage du gouvernement

Dans un communiqué rendu public vendredi dernier par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement fait le bilan des événements du 22 septembre.

C'est sous la forme d'un communiqué rendu public vendredi en fin de journée que le gouvernement de la République a fait le point sur le mouvement insurrectionnel lancé le 22 septembre dernier par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) « dans le but affirmé de renverser les institutions ». Par la plume du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, les pouvoirs publics ont constaté l' « échec cuisant » des manifestations qui étaient projetées ce jour-là à travers le territoire national. Occasion de saluer la maturité et le sens des responsabilités des Camerounais mardi dernier.

Il est également question d'inviter les Camerounais à continuer de faire montre de tolérance et du sens de l'hospitalité en évitant ainsi la stigmatisation de quelque ethnie que ce soit, toute chose qui pourrait mettre à mal le vivre-ensemble, jusqu'ici l'un des fondements de la société camerounaise. Le mouvement insurrectionnel a connu cet échec, non seulement parce que les Camerounais ont choisi de continuer à faire confiance aux institutions de la République et celui qui les incarne, mais aussi grâce au professionnalisme des éléments des forces et de sécurité qui ont su contenir et résister aux actes de provocation de quelques individus, tout en assurant sans heurts, la sécurité des personnes et des biens.

S'agissant spécifiquement de ces personnes qui ont tenté de suivre les responsables du MRC dans leur besogne, le ministre de la Communication a indiqué que celles, dont le rôle dans le « projet insurrectionnel a été jugé dérisoire ont été relâchées ». Des mises en liberté de ces individus qui, de l'avis du porte-parole du gouvernement sont appelées à se poursuivre, selon l'évolution de l'enquête judiciaire qui a été ouverte à cet effet. Par contre, certains meneurs de ce mouvement déjà aux arrêts devraient répondre de leurs actes devant la justice camerounaise, alors que d'autres personnes restent activement recherchées.

Une justice qui suit également de près, le cas du principal instigateur de ce mouvement, à savoir le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. S'agissant spécifiquement de cette formation politique, qui n'est pas à son premier acte de défiance des institutions de la République, particulièrement depuis l'élection présidentielle du 7 octobre 2018. Dans sa communication de vendredi dernier, le gouvernement rappelle que la coalition entre ce parti politique et les groupuscules violents qui s'étaient attaqués à certaines missions diplomatiques du Cameroun à l'étranger en janvier 2019 est aujourd'hui établie. « Elle sera prise en compte dans les procédures judiciaires en cours », tant au Cameroun que dans les pays amis où ces malheureux événements se sont produits.

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.