Cameroun: Filières riz et oignon - 28 milliards de plus

La signature d'un accord de crédit entre le gouvernement et le Fonds international de développement agricole a eu lieu vendredi dernier.

La cérémonie de signature d'un accord de crédit pour le financement de la deuxième phase du projet d'appui au développement des filières agricoles (Padfa) a eu lieu vendredi dernier au ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire (Minepat). Les signataires étaient le gouvernement du Cameroun représenté par le Minepat et le Fonds international de développement agricole (Fida), dont le président était connecté virtuellement.

Ce sont donc 47 millions de dollars soit 28,589 milliards de F qui ont été octroyés au Cameroun pour le renforcement de la production de certaines spéculations. Notamment le riz et l'oignon dans 14 départements de quatre régions du pays (Extrême-Nord, Nord, Ouest et Nord-Ouest). La première phase a produit des rendements importants, ce qui a permis de renforcer la production, d'élargir les capacités de production du riz de bas fond et de l'oignon. On parle des rendements qui sont passés de 3,5 à 5 tonnes par hectare pour le riz de bas-fonds, et de 12,42 tonnes à 18 tonnes par hectare pour l'oignon. La production du riz pluvial est passée quant à elle de 8700 tonnes en 2013 à 22722 tonnes en 2017, etc.

Pour cette deuxième phase, il est envisagé l'accroissement de l'offre nationale par la production de 118 000 tonnes de riz et 11 000 tonnes d'oignon en moyenne par an. « Nous avons aussi à cœur d'améliorer les capacités de stockage, de réduire les pertes post-récoltes et permettre aux populations d'améliorer leurs revenus. Le riz est une spéculation pour laquelle les actions du gouvernement doivent contribuer à réduire voire supprimer les importations parce que la capacité de production locale est existante et mérite d'être développée », a indiqué Alamine Ousmane Mey.

Ceci devrait contribuer à inverser la balance commerciale du riz notamment. Quand on sait que les importations ont connu une grande augmentation en passant de 561 112 tonnes en 2018 à 894 488 tonnes en 2019. « Ces chiffres illustrent la forte demande à satisfaire et rappellent l'impératif d'un relèvement rapide de la production locale de riz. C'est dire que la mise en œuvre d'une seconde phase du Padfa apparaît dès lors comme une véritable opportunité, susceptible de contribuer à l'accroissement de l'offre locale de ce produit de première nécessité », a ajouté le Minepat.

Pour la coordonnatrice nationale du Padfa, ce financement servira à renforcer ce qui a été fait lors de la première phase. « Il y aura une plus-value en termes de qualité et de quantité. Il faut préciser que le Padfa s'intéresse aux producteurs familiaux qui s'investissent dans le riz et l'oignon. En termes de ciblage, à partir de la troisième année, nous pensons produire environ 118 000 tonnes de riz Pady. Cela nous permet d'avoir environ 80 000 tonnes de riz blanchi et donc on pourrait apprécier la contribution de 10% sur le gap actuel que nous enregistrons », a affirmé Hélène Misse Marigoh.

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