Congo-Brazzaville: Protection de la biodiversité - Le WWF soutient l'engagement des dirigeants mondiaux à inverser la tendance à la perte de la nature d'ici 2030

L'ONG internationale active dans la conservation de la nature salue l'approbation de plus de soixante chefs d'État et de gouvernement, dont les dirigeants de cinq des plus grandes économies mondiales, de l'engagement des dirigeants en faveur de la nature, en s'engageant à prendre des mesures décisives sur la nature pour protéger la santé humaine et planétaire.

Les chefs d'État et de gouvernement de soixante-quatre pays, répartis sur les cinq continents, et le président de la Commission européenne de l'Union européenne se sont engagés, le 28 septembre, à inverser la tendance à la perte de la nature d'ici la fin de la décennie. Les pays qui ont souscrit à cet engagement représentent plus de 1,3 milliard de personnes et plus d'un quart du PIB mondial.

Pour le directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF-International), Marco Lambertini, « l'engagement des dirigeants en faveur de la nature marque un moment charnière, les pays faisant preuve d'un véritable leadership au plus haut niveau politique et s'engageant à inverser la tendance à la perte de biodiversité d'ici 2030 ». Nous appelons tous les dirigeants, a-t-il souligné, à poursuivre cette ambition lors du prochain sommet des Nations unies sur la biodiversité. « Ensemble, ils doivent élaborer et convenir d'un plan commun pour les négociations sur la biodiversité et le climat prévues pour l'année prochaine, afin de garantir un avenir neutre en carbone, positif pour la nature et équitable pour tous. Il n'y a jamais eu de moment plus crucial que maintenant pour agir en faveur de la nature », a conseillé Marco Lambertini.

Des mesures urgentes pour le développement durable

« La perte de la nature et de la biodiversité est si grave qu'elle fait peser de graves risques sur notre santé, notre économie et nos moyens de subsistance. Les pandémies, les incendies, le déclin de la faune et le changement climatique sont autant de symptômes de notre relation dangereusement déséquilibrée avec le monde naturel. Nous ne pouvons plus l'ignorer et nous devons agir avec détermination », a soutenu le directeur général de WWF international.

Dans l'optique des recherches pour renverser la tendance, l'année dernière, en effet, une série de rapports importants ont attiré l'attention du monde entier sur la crise de la biodiversité, la nature déclinant actuellement à l'échelle mondiale à un rythme sans précédent dans l'histoire de l'humanité. C'est dans ce cadre que l'on peut placer l'édition 2020 du rapport Planète Vivante publié par le WWF au début du mois de septembre, qui a révélé un déclin de 68 % des populations de vertébrés dans le monde depuis 1970, dû à la façon dont l'humanité produit et consomme actuellement. Le rapport a souligné que cette crise qui s'accélère cause des dommages irréversibles aux systèmes de survie de l'humanité, aggrave la pauvreté et les inégalités, augmente le risque de futures pandémies zoonotiques et contribue de manière significative au changement climatique. « L'augmentation des coûts pour les sociétés et l'économie exige que la perte de biodiversité soit stoppée et inversée de toute urgence, si nous voulons atteindre nos objectifs climatiques et les objectifs de développement durable », a conseillé le WWF dans ce rapport.

A travers cet engagement des dirigeants mondiaux en faveur de la nature : Unis pour inverser la tendance à la perte de biodiversité d'ici 2030 pour le développement durable, explique le WWF dans un communiqué publié à cet effet, ceux-ci s'engagent à prendre des mesures urgentes au cours des dix prochaines années dans le cadre de la Décennie d'action des Nations unies pour le développement durable. « Elle intervient quelques jours avant le sommet des Nations unies sur la biodiversité et envoie un signal fort et unitaire indiquant que le monde doit se montrer plus ambitieux pour stopper et inverser la perte de nature, dans l'intérêt des hommes et de la nature, et pour contribuer à la lutte contre le changement climatique », soutient l'ONG internationale active dans la conservation.

Le WWF note que cet engagement, soutenu également par un certain nombre d'acteurs non étatiques et qui sera officiellement lancé ce 28 septembre lors de l'événement Leader's Event for Nature and People dans le cadre de la plateforme Nature For Life, est une réponse directe à l'urgence planétaire croissante et à la nécessité d'une action mondiale urgente et immédiate pour faire face aux crises interdépendantes en matière de biodiversité, de climat et de santé.

Les principaux engagements pris dans le cadre de cette promesse

Ils visent à prendre des mesures urgentes dès maintenant pour inverser la perte de biodiversité d'ici 2030 pour le développement durable. Il s'agit notamment de l'élaboration et la mise en œuvre intégrale d'un cadre mondial ambitieux et transformateur pour l'après-2020 en matière de biodiversité, qui sera adopté à Kunming, en Chine, l'année prochaine ; la transition vers des modes de production et de consommation durables et des systèmes alimentaires durables qui répondent aux besoins des populations tout en restant dans les limites de la planète. Y compris en passant à une agriculture régénératrice sans déforestation ; et la réduction de la pollution sur terre et dans l'air, notamment en éliminant les déchets plastiques des océans.

Il y a également la gestion durable de l'océan et la conclusion des négociations dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer ; la réponse verte et juste à la crise sanitaire et économique actuelle, en intégrant une approche « Une seule santé » et en plaçant la biodiversité, le climat et l'environnement dans son ensemble au cœur des stratégies de relance, des investissements et des décisions et actions dans l'ensemble du gouvernement ; mais également l'investissement de plus d'argent dans la biodiversité et les solutions basées sur la nature et l'engagement à éliminer ou à réorienter les investissements et les subventions nuisibles et à aligner les flux financiers sur les engagements environnementaux et les objectifs de développement durable afin d'atteindre le bien-être des personnes et de sauvegarder la planète.

Ces dirigeants, explique également le WWF, se sont également engagés à prendre des mesures significatives et à se rendre mutuellement responsables pour faire face à l'urgence planétaire, en travaillant avec toutes les parties de la société et en se réunissant, à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies en 2021, pour examiner les progrès accomplis et réaffirmer les engagements pris.

Cet engagement des dirigeants en faveur de la nature, note-t-on, intervient moins de deux semaines après la publication de la cinquième édition des Perspectives mondiales de la biodiversité des Nations unies, qui a révélé que le monde n'est pas en voie d'atteindre pleinement aucun des objectifs de biodiversité fixés à Aichi pour la décennie à venir. Un cadre mondial pour la biodiversité post-2020, convenant d'un objectif mondial pour la nature et de nouveaux objectifs en matière de biodiversité, doit être adopté à Kunming, en Chine, dans le cadre de la Convention des Nations unies sur la biodiversité l'année prochaine.

Parmi les signataires de l'engagement, qui est, en outre, ouvert à d'autres souscripteurs, il y a, entre autres, Andorre, Autriche, Bangladesh, Belgique, Belize, Bhoutan, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Canada, Colombie, Comores, Costa Rica, Chypre, République tchèque, Danemark, Djibouti, UE, Fidji, Finlande, France, Gabon, Géorgie, Allemagne, Grèce, Guatemala, Honduras, Hongrie, Islande, Irlande, Israël, Italie, Kenya, Lettonie, Lesotho, Lituanie, Luxembourg, Malte, Maroc, Mexique, Monaco, Népal, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Palau, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Portugal, République des Îles Marshall, République de Macédoine du Nord, République de Moldavie, Sainte-Lucie, Saint-Marin, Seychelles, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Sri Lanka, Suède, Gambie, Timor-Leste, Royaume-Uni.

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