Congo-Brazzaville: Lutte contre la Covid-19 - Isidore Mvouba appelle les Congolais à ne pas baisser la garde

Le président de l'Assemblée nationale a rappelé le 26 septembre que les allègements annoncés dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus ne devraient pas remettre en cause l'application des mesures barrières édictées par les pouvoirs publics.

Le Parlement vient d'autoriser, pour la neuvième fois consécutive, la prorogation de l'état d'urgence sanitaire en République du Congo pour une période de vingt jours. Présidant la 7e session extraordinaire de la chambre basse du Parlement, Isidore Mvouba s'est félicité des mesures prises par le gouvernement qui sont, selon lui, de nature à sortir les Congolaises et les Congolais du stress, de l'angoisse du quotidien, de la difficulté des transports, en somme de la psychose générale constatée à l'approche de l'heure du couvre-feu, précédemment fixée à 20 heures.

« A Brazzaville et Pointe-Noire, principales villes de propagation du virus, le couvre-feu est réaménagé de 23 heures à 5 heures du matin. Quant aux dix autres départements de l'intérieur du pays, le couvre-feu est désormais levé. C'est une décision appropriée qui réjouit et soulage tous les Congolais. Ces allègements, ne remettent pas en cause, loin s'en faut, l'application des mesures barrières édictées par les pouvoirs publics », a-t-il martelé.

Revenant sur les statistiques du Congo au 24 septembre, le président de l'Assemblée nationale a indiqué que le pays venait de franchir le seuil de 5000 cas positifs répertoriés et de 89 décès. Des résultats quelque peu encourageants obtenus, a-t-il souligné, grâce à une gestion de plus en plus rigoureuse de la pandémie.

Etat d'urgence, un passage obligé pour vaincre la Covid-19

Insistant sur la solidarité en cette période de crise, il a appelé chaque Congolais à la responsabilité au moment de la prorogation de l'état d'urgence sanitaire. D'après lui, si le gouvernement a l'impérieux devoir de veiller sur la santé et le mieux-être de la population, les députés ont, quant à eux, la charge de contrôler scrupuleusement l'action du gouvernement. Concernant la force publique, elle a l'obligation de faire respecter les mesures barrières édictées par le gouvernement dans un esprit républicain et avec professionnalisme. Ainsi, si le personnel de santé doit exercer avec humanisme et éthique conformément au serment d'Hippocrate, les populations se doivent de respecter les dispositions prises dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

« Car, la responsabilité de chacun est de veiller sur l'autre. C'est le moment de rappeler la solidarité, la nécessité pour chaque Congolais de comprendre que l'état d'urgence sanitaire n'est pas une astuce pour enfreindre les libertés individuelles mais au contraire un passage obligé pour vaincre cette pandémie qui donne du fil à retordre à tous les gouvernements du monde et la communauté scientifique internationale », a-t-il invité.

Relancer l'économie nationale

Profitant de cette occasion, Isidore Mvouba s'est félicité de l'aboutissement de l'initiative du président de la République visant à mobiliser, avec le concours d'un pool bancaire, la somme de 300 milliards FCFA, pour l'apurement progressif de la dette intérieure commerciale. « De quoi redonner le sourire aux entrepreneurs qui ont fait montre de patience et de bonne compréhension. Cet effort conséquent du gouvernement, vous vous en doutez, va relancer la demande intérieure et donner un coup de boost à l'économie nationale », a-t-il déclaré.

Il a, par ailleurs, salué la contribution des organismes du système des Nations unies au Congo, au travers de la démarche inclusive contenue dans le rapport d'évaluation des impacts socio-économiques de la pandémie de Covid-19 et le plan de relèvement à court et moyen termes pour une réponse socio-économique. Il s'agit là, a-t-il dit, d'une réponse idoine à la relance de l'économie nationale dans toutes ses composantes.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.