Congo-Brazzaville: Sports d'élite - Les athlètes soulagés par la reprise des activités

Les sportifs congolais se disent soulagés de la décision rendue le 26 septembre par la coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus, autorisant la reprise des activités sept mois après leur cessation.

« La coordination a autorisé les entraînements des équipes sportives et les rencontres nationales sans public ainsi que les matches internationaux conformément aux protocoles sanitaires édictés par les fédérations et les confédérations internationales des sports de compétitions. Cette reprise devra impérativement s'accompagner du dépistage préalable de chaque sportif impliqué dans ces compétitions », précise la coordination dans son communiqué. « Je félicite le gouvernement pour cette décision parce qu'un mouvement sportif sans activité est un danger. Pendant plusieurs mois les athlètes sont restés inactifs. Notre programme d'activités a pris un coup puisque dans notre calendrier, on préparerait déjà une compétition en Angola. Malheureusement, dans le cadre du strict respect des mesures barrières, le bureau exécutif avait demandé aux athlètes de ne plus s'entraîner. Depuis le samedi, nous étions tous contents », a commenté Guy Venseslas Ngoumba, le président de la Fédération congolaise de Jiu- jitsu.

La reprise des activités étant actée, les dirigeants des fédérations devraient faire preuve de beaucoup d'imagination pour rattraper le temps perdu. Francis Anga, le président de la Fédération congolaise de Kurash entend relancer la machine par l'organisation des journées portes ouvertes dans le but, a-t-il dit, de stimuler les muscles restés longtemps au repos forcé à cause de la pandémie du coronavirus. L'arrêt des activités avait poussé les dirigeants de la Fédération congolaise de Wushu à mûrir des réflexions pour essayer de maintenir la forme des athlètes. Le WhatsApp, a souligné Steve Kouma, le président de la fédération, a été activé pour pousser à travers quelques exercices, les athlètes à ne pas gagner plus de poids et à ne pas perdre totalement leur performance.

Malheureusement à cause du manque de compétition, les entraînements personnels que les athlètes ont eus avec le directeur technique national n'ont pas réussi à élever leur niveau . « Les athlètes sont restés sans activités. Cela ne les stimule pas à savoir qu'il n'y avait pas de compétitions. On vient d'autoriser la reprise, on attend la note du ministère des Sports pour voir comment relancer les activités . Sur l'espace d'entraînement de la fédération, on saura exactement le niveau des athlètes. Actuellement on a du mal à évaluer leur niveau », a expliqué Steve Kouma.

L'arrêt des activités va, selon Francis Anga, laisser des traces dans le quotidien des athlètes. Beaucoup d'entre eux, a-t-il expliqué , vont perdre leur catégorie d'origine à cause d'une mauvaise hygiène de vie. « L'impact est grand. Prenant l' exemple d'un athlète qui était à la deuxième catégorie et qui a passé ces sept mois sans activités. S'il se lance dans l'alcool, son poids va augmenter. Il va donc perdre sa catégorie parce qu'il n'avait pas d'activités pour essayer d'entretenir la forme. Sept mois c'est beaucoup parce qu'on peut gagner dix kilos. Du coup, il y a changement même dans toutes les donnée,. Parce qu'on ne verra pas le même athlète dans sa catégorie, peut- être dans une autre », a expliqué Francis Anga, président de la Fédération congolaise de Kurash.

Le gouvernement a autorisé la reprise pendant que les fédérations sportives préparent le renouvellement de leurs instances dirigeantes en vue de l'olympiade 2021-2024 prévue pour le mois de novembre. Certaines d'entre elles vont faire connaître leur programme d'activités parce qu'elles considèrent la saison sportive 2019-2020 comme morte.

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