Cote d'Ivoire: Kouadio Konan Bertin se désolidarise de l'opposition

28 Septembre 2020

L'un des candidats à l'élection présidentielle du 31 octobre, Kouadio Konan Bertin, dit KKB, annonce qu'il ne va pas observer l'appel à la désobéissance civile lancé par une partie de l'opposition.

En Côte d'Ivoire, par la voix de l'ex-président, Henri Konan Bédié, l'opposition a appelé la semaine dernière, à la "désobéissance civile" face à ce qu'elle considère comme une "forfaiture", c'est à dire la candidature à un troisième mandat, du chef de l'Etat, Alassane Ouattara.

Cet appel à la désobéissance civile a été fait en présence des principales formations politiques qui s'opposent au troisième mandat du président Alassane Ouattara.

Ce mot d'ordre n'est pas observé par l'un des candidats à ce scrutin, le cadre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Kouadio Konan Bertin, dit KKB.

Une élection "pacifique et inclusive"

Le représentant spécial des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a quant à lui, achevé, ce dimanche, une mission d'une semaine en Côte d'Ivoire. Il a souhaité que la présidentielle du 31 octobre soit "pacifique et inclusive".

"Le représentant spécial a réitéré son appel à tous les acteurs politiques pour qu'ils poursuivent leur engagement pour l'organisation d'une élection pacifique et inclusive, dans le respect des droits de l'Homme", indique le communiqué diffusé à la fin de sa mission.

"A cet égard, il note la libération provisoire de détenus le 23 septembre, un geste bienvenu et espère que d'autres mesures d'apaisement seront prises alors que le processus électoral se poursuit", poursuit le texte, évoquant la libération d'une dizaine de partisans de l'ancien chef rebelle et ex-Premier ministre, Guillaume Soro.

La tension politique est forte en Côte d'Ivoire à un peu plus d'un mois du scrutin présidentiel. Le Conseil constitutionnel a rejeté le 14 septembre, la candidature de Guillaume Soro, de l'ancien président, Laurent Gbagbo et de 38 autres candidats mais a validé celle du président Alassane Ouattara à un troisième mandat controversé.

Il y dix ans, la crise née de l'élection de 2010, après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara, avait fait 3.000 morts.

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