Nigeria: Cherté de l'énergie - L'appel à la grève suspendu le temps des négociations

Les manifestations qui devaient se tenir ce lundi 28 septembre au Nigeria pour protester contre l'augmentation des prix du carburant et de l'électricité n'ont finalement pas eu lieu. Après une journée de tractations à Abuja dimanche, le Congrès du travail du Nigeria a finalement accepté de suspendre le mouvement social pour deux semaines, le temps de poursuivre les négociations avec le gouvernement, qui s'est engagé en retour à geler les prix de l'électricité.

Le Nigeria est l'un des pays les plus défaillants au monde en matière d'approvisionnement en électricité.

La privatisation partielle du secteur en 2013 a été chaotique, pour ne pas dire ratée. La vente précipitée des compagnies de distribution n'a pas permis les investissements escomptés pour améliorer le réseau électrique.

L'État nigérian a donc continué à subventionner le secteur et à encadrer le prix de l'électricité, pour garantir des tarifs bas aux consommateurs.

Mais au final, seuls 57% des 200 millions d'habitants du pays a accès à l'électricité selon la Banque mondiale. Et encore, de manière intermittente, neuf heures par jour en moyenne.

Le 1er septembre dernier, l'augmentation des tarifs réclamée de longue date par les compagnies de distribution est entré en vigueur. Le prix de l'électricité a doublé, pour ceux qui bénéficient du courant plus de douze heures par jour.

Le gouvernement et les syndicats se sont finalement entendus dimanche pour que cette mesure soit suspendue, le temps d'entamer des négociations.

En revanche, aucun retour en arrière ne semble envisagé sur la fin des subventions pour l'essence. Ce point n'a d'ailleurs même pas été mentionné dans le communiqué final du Congrès du travail du Nigeria, soulevant de vives critiques parmi les travailleurs.

Certaines branches syndicales ont tout de même mené une action ce lundi, sans suivre les directives de dernière minute du Congrès du travail du Nigeria, qui a annulé les manifestations suite à son accord avec le gouvernement fédéral lundi matin.

Plus de: RFI

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