Angola: Le gouvernement adopte des mesures pour soulager l'agriculture

Luanda — Le secrétaire d'État à l'Agriculture et à l'Élevage, João Manuel da Cunha, a déclaré lundi que le gouvernement angolais prenait des mesures pour atténuer les effets de la pandémie de covid-19 sur l'agriculture.

Pour atténuer les effets de la crise, le gouvernement apporte un soutien au secteur informel, dont dépend une grande partie des familles angolaises, avec le financement des activités agricoles familiales, par le biais des banques et du Fonds agraire.

Dans le même objectif, l'exécutif a créé le Fonds de capital-risque dans le but d'accorder des microcrédits pour soutenir les écoles de terrain et les banques de crédit communautaires.

L'exécutif a également créé le Fonds d'urgence, qui soutient les programmes d'agriculture, d'élevage et de pêche, en particulier pour les communautés les plus vulnérables, ainsi que les programmes de transfert de base monétaire et de panier de produits alimentaires de base.

S'exprimant lors de la 27e session du Comité de l'Agriculture (COAG) de la FAO, qui se déroule par vidéoconférence, João Manuel da Cunha a expliqué que le secteur agricole en Angola a dû faire face à certains défis, en particulier dans la première phase de la pandémie, en raison des limitations imposées à la libre circulation des personnes et des biens.

Lors de son discours, João Manuel da Cunha a exprimé la reconnaissance et le soutien sans réserve de l'Angola à l'institutionnalisation du Sous-comité de l'élevage, dont la création fait partie du programme de cette session.

Selon lui, le sous-comité améliorera la participation des techniciens de ce domaine aux discussions et contribuera à la réalisation des ODD.

D'autre part, il a affirmé qu'au stade actuel où le spectre de la faim s'élargit, il est nécessaire d'analyser et de traiter les pertes et gaspillages alimentaires.

À ce propos, il considère que «le manque de sensibilité de l'humanité qui continue de gaspiller de la nourriture est injuste, alors qu'ailleurs il y a environ 820 millions de personnes qui souffrent de la faim, un nombre qui tend à augmenter en raison du covid-19».

Pour João da Cunha, le Code de conduite volontaire sur la réduction des pertes et du gaspillage alimentaires est un instrument important pour soutenir toutes les parties prenantes de la chaîne de valeur, dans la lutte contre le gaspillage.

João da Cunha a également exprimé le soutien du pays au Plan d'action pour la mise en œuvre de la stratégie d'intégration de la biodiversité dans les secteurs agricoles, en vue de changer le cadre actuel, caractérisé par l'érosion de la biodiversité, et faire face aux nouveaux défis découlant de la croissance démographique et changement climatique.

L'Angola soutient également la mise en œuvre d'une Plateforme internationale pour l'alimentation et l'agriculture numériques, justifiée principalement par le contexte actuel de la pandémie de covid-19, qui exige de tous l'application des technologies numériques dans l'alimentation et l'agriculture.

La numérisation, selon le secrétaire d'État, peut rendre les systèmes alimentaires plus productifs et contribuer à toutes les niveaux du développement durable - économique, environnemental et social.

À cet égard, il a informé que le Gouvernement avait défini, dans le Plan quinquennal de développement national, comme priorité la relance et la diversification de la production agricole et halieutique, afin de réduire le déficit alimentaire, améliorer la nutrition et les conditions de vie des populations, principalement les plus vulnérables.

La 27e session du Comité de l'Agriculture (COAG) de la FAO aborde, parmi divers sujets, «Les objectifs de l'élevage durable pour le développement durable», «La pandémie COVID-19 et son impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et sur les systèmes alimentaires», «Le Code de Conduite volontaire sur la réduction des pertes et gaspillages alimentaires», « Le Plan d'action de la jeunesse rurale» et la proposition d'un sous-comité COAG chargé de l'élevage.

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