Cote d'Ivoire: Urbanisation - Bruno Koné présente les ambitions du pays

29 Septembre 2020

Bruno Nabagné Koné, ministre de la Construction, du Logement et de l'Urbanisme, a indiqué le mardi 29 septembre, que le but final de la politique ivoirienne d'urbanisation en cours de mise en œuvre est de faire en sorte que l'exode rural et les déplacements massifs vers la ville d'Abidjan cessent.

C'était à l'ouverture des discussions de la 2e édition de la conférence-débat sur l'urbanisation organisée par Économie Entreprise Live au Pullman Hôtel, au Plateau.

Pour faire face aux défis de l'urbanisation, l'action de l'État vise à permettre aux populations de ne plus éprouver le besoin de se déplacer par nécessité. « Chaque ville doit jouer son rôle de rétention des populations », a-t-il lancé.

Le disant, Bruno Koné s'appuie sur les chiffres du Rgph de 1988, de 2014 et de la Banque mondiale qui font état de ce que le taux d'urbanisation est passé de 39,02 % à 50,3 %, pour atteindre 52 % actuellement et être projeté à 55 % en 2024.

Cette forte pression que le gouvernement entend transformer en opportunité constitue - pour le moment - une difficulté en ce sens que la ville d'Abidjan compte, à elle seule, environ 1,2 million d'habitants dans les bidonvilles, soit environ 1/5e de la population abidjanaise.

Une méthode en cours de mise en œuvre

Pour adresser efficacement cette problématique, le gouvernement a classifié les cités urbaines en connecteurs globaux, régionaux et locaux pour mieux mettre en application sur le terrain les schémas directeurs d'urbanisme et plans directeurs et les plans d'urbanisme de détails élaborés depuis 2014, au dire de Bruno Koné.

À cela s'ajoutent l'accélération, la facilitation et la sécurisation de la délivrance des actes liés au foncier urbain, en vue de garantir l'attractivité de l'économie ivoirienne pour les investissements dans tous les secteurs.

Sur cette question, il a révélé que le nombre d'Arrêtés de construction définitive (Acd) est passé d'environ 5600 durant les cinq dernières années à 7200 en 2019, pour s'établir à 14 000 en août 2020.

Relativement à la plate-forme intégrée de gestion du foncier et de la cartographie numérique du Grand Abidjan, le ministre a battu en brèche les arguments selon lesquels son coût d'environ 18 milliards de FCfa serait trop élevé.

Arguant: « Nous travaillons là sur une matière hautement importante pour le développement économique et social de la Côte d'Ivoire, dont le coût sera amorti dans les semaines qui suivront sa mise en route ».

Et Bruno Koné d'indiquer que l'urbanisation anarchique que le gouvernement s'attelle à corriger est apparue dans les années 1980 et 1990, lorsque l'État a permis au privé de participer à la viabilisation et la vente du foncier.

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