Congo-Kinshasa: Kongo Central - 7 hectares de terre pour les prisonniers de Songololo

La malnutrition dans laquelle vivent les prisonniers à travers les maisons carcérales du Kongo Central mérite une attention soutenue des autorités et autres personnes animées de bonne foi qui ne doivent cesser d'assurer leur alimentation.

L'initiative prise dernièrement par l'administrateur du territoire de Songololo, les ayant-droits fonciers et le Coordonnateur de l'Organisation Non Gouvernementale de Développement « Fraternité des prisons » de mettre à la disposition de prisonniers de Songololo, 7 hectares de leurs terres arables pour les travaux de champs pouvant garantir leur autosuffisance alimentaire ou, mieux, leur réinsertion sociale, est à saluer de deux mains.

De manière générale, ces détenus meurent de faim dans les prisons. De partout à travers la province, leur santé ne fait que se détériorer. Malnutris qu'ils sont devenus, les maladies deviennent désormais leur lot quotidien. Alors qu'ils ont droit à la vie, à la nourriture et à la bonne santé, ils paraissent comme ces laissés pour compte. En dehors de cela, toutes leurs conditions carcérales paraissent forts difficiles : pas de matelas ou de nattes sur lesquelles se reposer, pas d'habits pour se vêtir, pas de savon pour se laver, pas un moindre produit pharmaceutique pour soulager tant soit peu leurs corps...

Pour ne fut-ce que ce qui est de l'alimentation, le territoire de Songololo veut se distinguer. En effet, à la prison de Songololo, les détenus vont commencer à pratiquer les cultures maraîchères et vivrières. Ce qui leur permettra de récolter des produits champêtres pour leur propre alimentation. L'autre partie de la moisson pourra être vendue pour aider ces pensionnaires à se doter de l'équipement nécessaire à leur formation professionnelle.

Si les autres prisons de la province pouvaient s'inspirer de cette belle initiative, on épargnerait beaucoup des vies humaines dans ces milieux carcéraux.

Des personnes continuent de mourir sur le fleuve Congo à Matadi !

A Trabeka, un quartier périphérique de la ville de Matadi, au bord du fleuve Congo, le nombre de morts par noyade ne se compte plus. En dehors de pêcheurs qui s'aventurent à la pêche, des vendeurs de sable et autres personnes perdent fréquemment leurs vies englouties dans les eaux avec leurs pirogues. Chaque année, le bilan se fait très lourd. De tous ces morts, il y a ces hommes, femmes et enfants habitants non pas seulement Matadi, mais aussi des villages Lufundi 1, Lufundi 2, Mbanza-Vivi, Sombo, Ntombo, Kiwelo, pour ne citer que ceux-là.

Ces derniers gagnent la ville portière à partir de l'ancien débarcadère de Dibongo vers la rive droite du Fleuve. Faute de pont pouvant relier ces villages à Matadi et surtout à cause de l'impraticabilité des routes surplombant celle dite de « caravanes » qui part de l' « Au-revoir Matadi » jusqu'au village Lufundi I, ces villageois s'embarquent dans des pirogues avec tous les risques que cela leur coûte.

En saison pluvieuse tout comme en saison sèche, des cas de mort par noyade ne cessent d'être signalés. Et, les causes sont multiples. A savoir ces pannes à répétition de pirogues à moteur qui finissent par être emportées par un courant d'eau très fort ; sans oublier ces pirogues qui heurtent sur des grosses pierres ou sur des barges...

Pas plus tard que ce jeudi 17 septembre 2020, une pirogue a percuté une barge appartenant à une société chinoise au débarcadère non loin du pont Maréchal. Au moment où cette pirogue a été bousculée par la puissance des eaux, l'équipage s'était retrouvé sous la barge. Ce qui a provoqué mort d'hommes.

Ces populations de villages du plateau de Vivi n'ont ni routes pouvant leur permettre de vite regagner Matadi. Et pourtant, une simple volonté politique de la part de nos décideurs suffirait pour désenclaver tous ces villages. L'entretien de ces principales routes pourra soulager toutes ces populations dont les produits agricoles souffrent d'évacuation.

En tant que première capitale de l'E.I.C, Vivi, notre source de l'histoire, ne devait pas vraiment pas mériter cela. Vivi ne fallait pas rester dans les oubliettes. Il nécessitait mériter l'attention toute particulière de tous. N'importe comment, Vivi se doit de préoccuper au plus haut point l'autorité politico-administrative tant nationale que provinciale. Mais hélas !

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