Congo-Kinshasa: Les parlementaires culturels font du dossier de la Rumba une affaire d'Etat

Le dossier de l'inscription de la Rumba congolaise dans le patrimoine mondiale de l'humanité a été au centre d'un échange entre le Députés nationaux, Sénateurs et la Commission nationale pour la promotion de la Rumba congolaise à l'UNESCO.

Il était question pour les membres du Collectif de parlementaires culturels de la République Démocratique du Congo d'évaluer l'évolution du dossier de candidature de la Rumba à l'UNESCO. Le Sur cette image, Sénateur Didier Mumengi, les députés Paul Balenza, Ados Ndombasi et Dhedhe Mopasa sont les emblématiques législateurs venus du monde culturel qui sont engagés pour accompagner le processus jusqu'à la concrétisation auprès de l'Agence onusienne.

«Nous pensons que l'inscription de la Rumba Congolaise au patrimoine immatériel de l'humanité doit devenir une affaire d'Etat. Voilà un patrimoine qui, non seulement nous est en commun par l'histoire, mais un patrimoine qui fédère tous les sentiments, toutes les émotions et valeurs traditionnelles de la RDC", a déclaré le Sénateur Didier Mumengi.

Il faut reconnaître qu'au début du projet, les législateurs n'ont pas été motivés sur la quintessence de la démarche d'inscrire la Rumba sur la liste représentative du patrimoine universel de l'UNESCO. Cependant, cette rencontre avec ladite commission nationale leur a permis de s'imprégner de l'état d'avancement du dossier.

«La Rumba est une œuvre qui transcende les ethnies et qui travaille comme socle de l'identité nationale. Voilà pourquoi, nous parlementaires culturels, avons fait de cette inscription une affaire d'Etat», a renchéri Didier Mumengi.

Evidemment, la Rumba Congolaise est un outil formidable de cohésion nationale, un instrument inespéré de rassemblement de toutes les traditions de l'ensemble du peuple Congolais.

Rumba : richesse inépuisable du pays

Sur le plan économique, cette musique constitue aussi une richesse culturelle à travers laquelle la RDC peut rentabiliser et en faire une véritable économie créative.

Cette économie créative tant prônée doit être en mesure de favoriser la création des emplois notamment, des producteurs, ingénieurs,... et des industries spécialisées dans la fabrication des instruments au-delà de son aspect rythmique et culturel.

Vu l'importance de la Rumba qui peut générer des recettes à l'Etat, les parlementaires se sont saisis du dossier et promettent de s'y engager pour accélérer le processus afin de matérialiser au plus vite que possible son inscription sur la liste des patrimoines immatériels de l'ONU.

Toutefois, cet engagement patriotique des législateurs a rencontré l'assentiment du Président de la commission nationale pour la promotion de la Rumba Congolaise à l'UNESCO. Le Professeur André Yoka Lye Mundaba a salué l'implication des députés -sénateurs qui soutiennent cette démarche. «Nous sommes heureux parce que les parlementaires nous donnent motif d'espoir pour que ce combat se mène dans de bonnes conditions », a-t-il souligné.

Pour le Président de la commission nationale, l'heure est à la sensibilisation de toute la nation sur cette question qui porte sur la culture du pays à l'échiquier mondial

«Nous sommes à la phase du plaidoyer pour la candidature de la Rumba congolaise sur la liste représentative du patrimoine universel de l'UNESCO. C'est un combat de solidarité étant donné que dans l'une des recommandations de l'UNESCO, il faut que l'Etat congolais manifeste son implication», a soutenu André Yoka Lye.

Il faut noter que 2021 est l'année butoir pour la RDC de réunir toutes les conditions exigées par l'Unesco en matière d'inscription.

Que gagne le Congo avec la Rumba dans l'Unesco ?

Il faut noter que l'inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité constitue un label, une reconnaissance internationale.

Une fois inscrite, la RDC et acteurs (opérateurs culturels, ses musiciens, managers... ) pourront bénéficier des appuis conséquents et de créneaux plus larges pour la préservation de cette musique et son expansion...

La rumba congolaise est connue et dansée dans le monde entier. Son inscription permettra au gouvernement congolais mais aussi à d'autres pays d'Afrique, aux mélomanes mais surtout à la communauté internationale (les institutions internationales spécialisées) de prendre encore des responsabilités de la sauvegarder, de la préserver et de la faire connaître davantage.

L'objectif est de créer des écoles de musique et soutenir des recherches diverses à travers le monde sur la rumba, et en passant offrir une opportunité de business autour de la rumba et de la culture congolaise.

Plus de: La Prospérité

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