Cameroun: Année scolaire 2020-2021 - Concertation autour du calendrier

Les responsables des Enseignements secondaires de la région du Centre, ainsi que les chefs d'établissement du public et du privé se sont concertés sur ce sujet hier à Yaoundé.

Une grand'messe des idées, des expériences et des modèles à adapter. Les responsables des établissements du secondaire dans la région du Centre se concertent sur les stratégies à adopter pour cette année scolaire. Covid-19 oblige, tout change. En commençant par la gestion pédagogique et les habitudes au sein de ces établissements. Hier, ils se sont retrouvés au Lycée général Leclerc de Yaoundé dans le cadre de la conférence sectorielle de la rentrée scolaire 2020/2021. Occasion pour plusieurs chefs d'établissements du public et du privé de partager leurs appréhensions face à l'année scolaire qui se dessine.

Ces contraintes concernent d'abord l'organisation du temps. Tous s'accordent à dire qu'ils évoluent dans le flou, le calendrier scolaire n'étant pas encore disponible. Autre difficulté, la gestion du système de mi-temps. Alain Nama Essomba, proviseur du Lycée technique commercial et industriel bilingue de Yaoundé, relève qu'en temps normal, il est difficile d'asseoir la totalité des enseignements en une semaine. « Le volume horaire allait à plus de 40 heures mais, avec ce système, on est obligé de le ramener à environ 25 heures », relève-t-il. Portant la parole des chefs d'établissements d'enseignement technique, il suggère un allègement des horaires des enseignements généraux. Selon lui, le problème se pose aussi avec la programmation des travaux pratiques, essentiels dans l'enseignement technique. Il dit ne pas rencontrer de problème d'effectif et compte garder le système traditionnel dans son lycée, même s'il se sent solidaire de ceux qui ont ce problème.

L'autre contrainte est liée à la gestion du personnel enseignant. Selon Bridget Ngomba Namondo, proviseur du Lycée bilingue d'Etoug-Ebe, il manque des enseignants de plusieurs matières dans certains établissements. La division des salles demande pourtant plus d'enseignants. Argument soutenu par l'Abbé Clément Nkodo. Pour le principal du Collège de la Retraite à Yaoundé, les enseignants du public apportent un appui essentiel aux établissements privés. Avec la mi-temps, ils seront pris et il leur sera difficile d'atteindre leurs objectifs. Autre crainte, la qualité de la formation. « Nous assurons la formation de l'homme intégral. Nous avons les cours de religion, d'éducation à la vie et à l'amour, et la formation dans les clubs qu'on ne va pas enlever », dira-t-il. Avant de souligner que le système de mi-temps impose des cours dans l'après-midi, ce qui induit la disponibilité de l'énergie électrique. Or, cela n'est pas toujours évident dans toutes les salles de classe. A tous, le délégué régional des Enseignements secondaires pour le Centre, Jean Paul Marcellin Mebada, a davantage rappelé les grandes lignes de l'orientation donnée par le ministre Nalova Lyonga lors du lancement de l'année scolaire le 23 septembre dernier.

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