Kenya: Mouvement de colère dans le plus grand hôpital d'Afrique de l'Est

Personnel du Kenyatta National Hospital

Le Kenyatta National Hospital, à Nairobi, au Kenya, a entamé une grève lundi 28 septembre. Les employés de cet établissement qui emploie 5000 personnes, exigent des hausses de salaire. Mais plusieurs drames ont conduit l'affaire devant la justice. Hier, une cour spéciale a ordonné la suspension du mouvement.

Rassemblés par centaines dans la cour de l'hôpital, les employés demandent où est leur argent. Ils exigent l'application d'une décision du Parlement datant de 2012 qui avait modifié les catégories salariales et devait entraîner une hausse des salaires. Mais la grève a gravement perturbé les services.

Hier une femme en larmes a demandé aux agents de santé de s'occuper d'un patient gravement malade qu'elle avait amené. Lundi, un chauffeur de taxi-moto blessé dans un accident de la route, est même mort sur le parking. La direction de l'hôpital a déclaré que son décès n'était pas dû à la grève et qu'il était déjà dans un état critique. Il n'empêche, le conseil d'administration a déposé une procédure d'urgence devant la justice. Hier, la Cour a exigé la suspension du mouvement.

Seth Panyako, secrétaire général du Syndicat des infirmiers, a demandé aux employés de reprendre le travail mais de rester mobilisés. « Si nous ne respectons pas la décision de justice, nous n'arriverons à rien. Nous nous battrons au tribunal. Mais la justice n'a pas stoppé la grève, elle l'a suspendue. Le syndicat va s'occuper du dossier, et on va s'assurer que notre voix sera entendue. »

Hier, le conseil d'administration a dit regretter que la situation en soit arrivée là, surtout en période d'épidémie. Il a appelé les syndicats au dialogue pour résoudre l'impasse. L'affaire passera en justice le 6 octobre.

Plus de: RFI

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