Cameroun: Vêtements et accessoires de mode - La contrefaçon habille... classe

Dans les espaces marchands et magasins de prêt à porter, ces articles de qualité douteuse sont vendus aux clients.

Qui ne souhaite pas s'habiller en Hermès, Chanel, Dior, Gucci, Michael Kors, etc. Sauf que pour cela, il faut mettre le paquet. Et ce n'est pas le premier venu qui pourrait le faire. Du coup, les férus d'articles griffés se tournent vers ceux de contrefaçon. Si sur les six premiers mois de l'année en cours, la douane camerounaise, acteur majeur de la lutte contre la contrefaçon au Cameroun n'a pas, dans son bilan, la saisie des articles de l'industrie d'habillement notamment les vêtements, les chaussures, les sacs à main, les montres et autres accessoires de mode, il reste que ce secteur est lui aussi touché par la contrefaçon.

En effet, que ce soit dans les marchés ou les magasins de prêt à porter, ou même dans les groupes de vente en ligne, les articles issus de ce fléau sont vendus au vu et au su de tout le monde. « En réalité, nous sommes très peu à pouvoir acheter un sac à main de marque et qui soit authentique. Cela coûte extrêmement cher donc, nous sommes obligés de nous contenter des imitations. Notre souci, c'est juste qu'elles soient bien faites », témoigne Henriette Manga, férue des sacs à main de marque.

C'est que cette dame sait bien distinguer le faux du vrai. Faute de moyens, elle se contente de ce que sa bourse lui permet d'acquérir. Comme ce sac d'une grande marque française qu'elle s'apprête à acheter à 17.000F. « En temps normal, ce sac ne coûterait pas moins de 200.000 F. L'imitation est parfaite. La dame chez qui je prends, les achète dans un pays du Moyen-Orient. Et c'est davantage moins cher lorsque l'on prend en gros. Tu peux te retrouver à acheter un sac de grande marque à 12.000 F », renchérit notre source. Il en est des sacs comme des chaussures et même des vêtements. « J'ai un fournisseur à Douala qui lui-même se ravitaille dans un pays du Maghreb. Donc quand il y a arrivage, il nous fait signe. Nous sommes assez nombreuses à nous approvisionner chez ce grossiste », explique Laure N., vendeuse.

En réalité, les consommateurs n'ont pas vraiment le choix. En effet, l'industrie vestimentaire au Cameroun reste embryonnaire. A défaut de se vêtir en pagne ou de casser sa tirelire pour s'offrir « le bon », les usagers sont bien contraints d'adopter les produits issus de la contrefaçon. Les prix aidant, ce fléau va sans doute continuer d'étendre ses tentacules dans les habitudes de consommation si rien n'est fait.

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