Cameroun: Recettes non fiscales - On veut améliorer le recouvrement

Le ministère des Finances a abrité hier un atelier de restitution et de validation de l'audit de cette forme de mobilisation des ressources.

Il se tenait hier au ministère des Finances (Minfi) un atelier de restitution et de validation des résultats de l'audit des recettes non fiscales. Il s'agit d'une commande passée par cette administration à un cabinet d'expertise dans le but de dresser une évaluation critique de la gestion de cette catégorie de recettes et de proposer les mesures correctives qui s'imposent. La rencontre d'hier visait donc à examiner le plan d'actions proposé par l'auditeur.

En fait, le gouvernement veut moderniser la gestion de cette forme de mobilisation des fonds, afin d'en accroître la performance, l'efficience et la fiabilité du dispositif d'émission, de mobilisation, de sécurisation et de gestion. Les travaux se déroulaient sous la présidence de Gilbert Didier Edoa, secrétaire général du Minfi. « Le ministre des Finances a pensé qu'il était important que le dispositif actuel de ce qu'on appelle les recettes de service, soit audité parce que nous sommes dans un environnement où les recettes d'origine extérieure se raréfient. Nous devons donc faire des efforts en interne », explique M. Edoa. C'est que la mobilisation des recettes non fiscales fait l'objet de nombreux défis. D'où la réforme engagée en 2014 par le gouvernement. Ceci dans le but aussi de responsabiliser davantage les organes de suivi et les acteurs impliqués dans la gestion de ces recettes en mettant à leur disposition les outils de performance adaptés. « L'un des axes prioritaires de ces réformes visent à optimiser le processus de mobilisation et de sécurisation de cette catégorie de recettes pour que leur contribution au financement du budget général soit significative et maitrisée », affirme Gilbert Didier Edoa.

Concrètement, les recettes non fiscales qui représentent des entrées moyennant un service perçu par l'Etat intègrent plusieurs types de composantes. Il s'agit entre autres des recettes issues des ventes des biens et services, des produits des amendes et pénalités, des remboursements des prêts et autres avances accordées par l'Etat à certains organismes, des dividendes des sociétés d'Etat et des services divers. « L'objectif principal de ce rapport est d'aider le gouvernement du Cameroun à mieux structurer la collecte de ces ressources de telle sorte qu'il devrait y avoir une autorité au sein du ministère, dédiée uniquement aux recettes des services administratifs, tout comme les services fiscaux ont les impôts qui ont une autonomie. Le montant prélevé sur les recettes administratives est très important et donc, s'il y a une autonomie, cela générerait des revenus importants », a expliqué Francis Nforba Asah, expert-comptable, responsable du cabinet ayant mené l'étude. 37 recommandations ont été formulées à l'endroit du gouvernement. Elles vont de la production à la comptabilité, en passant par le recouvrement, la centralisation et le contrôle, ainsi que de l'aspect organisationnel et administratif de ces revenus.

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