Centrafrique: Le processus électoral examiné en marge de l'Assemblée générale de l'ONU

Des Casques bleus servant au sein de la MINUSCA patrouillent dans le quartier musulman de PK5 dans la capitale Bangui, en République centrafricaine.

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, les principaux acteurs du dossier se sont retrouvés pour évoquer les évolutions en Centrafrique. Et comment la force d'intervention onusienne sur place, la Minusca, a du concilier prévention de Covid-19, inondations du fleuve Oubangui et gestion de camps de déplacés avec sa mission de sécurisation des élections.

Autour du secrétaire général Antonio Guterres, le président Touadéra, le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki, ainsi que le président de la commission de la CEEAC et le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix Jean-Pierre Lacroix ont réaffirmé leur soutien au processus électoral, tout en restant vigilants.

Depuis la réunion de l'an dernier, des progrès en Centrafrique ont été mis en avant: le plus grand nombre de policiers et gendarmes, ou d'unités spéciales mixtes de sécurité déployés a permis de créer un nouveau climat - l'ONU a ainsi bien noté l'apaisement des tensions à l'est.

Concernant les attaques à l'ouest lancées par le groupe armé 3R, elle espère que les sanctions du Conseil de sécurité contre Sidiki auront envoyé un message fort. L'apaisement des troubles dans la région de N'Délé est un signe encourageant pour la tenue des élections sur place.

Mais même si la détermination de la communauté internationale est très forte, Jean-Pierre Lacroix s'attend à ce que les prochains mois présentent des défis, et que les 3R continuent leurs provocations. « On ne peut pas exclure qu'à l'approche des élections il y ait des tentations, des tentatives ici et là mais nous serons vigilants et nous sommes très déterminés. La réunion d'aujourd'hui a montré que la communauté internationale reste notamment mobilisée pour soutenir le processus électoral, pour que les élections se tiennent, dans les meilleures conditions possible, dans les délais. La dernière chose dont le pays a besoin, c'est d'une stabilité institutionnelle.»

L'ONU ne se leurre pas: une fois les élections passées, il y aura encore beaucoup à faire dans la poursuite de la mise en oeuvre de l'accord de paix.

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