Djibouti: Vague d'arrestations controversées dans le sud-ouest du pays

Mouvement de protestation à Dikhil, Djibouti.

Le mercredi 30 septembre au matin, une douzaine de personnes ont été interpellées dans la préfecture de Dikhil, dans le sud-ouest du pays. Des arrestations arbitraires contre des civils complices du mouvement armé FRUD (Front pour la restauration de l'unité et la démocratie), selon la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Une opération de routine répond le pouvoir.

La LDDH parle d'un coup de filet de la gendarmerie contre des civils innocents. Une douzaine de personnes ont été interpellées, car soupçonnées d'avoir des liens avec le mouvement politico-militaire FRUD, en conflit armé avec le pouvoir. L'organisation dénonce un acte arbitraire, illégal, et demande aux autorités de ne pas mêler les civils à ce conflit.

« Ces gens sont souvent torturés. Les forces de l'ordre usent et abusent de leur pouvoir », dénonce Omar Ali Ewado, président de l'ONG. Parmi les civils détenus, on trouverait même l'Okal Général, un chef coutumier influent. « C'est rare et grave d'arrêter un tel notable », précise Omar Ali Ewado.

Beaucoup de bruit pour rien pour la majorité

Le FRUD lui dénonce une répression contre « des pères de familles ». Son président, Mohamed Kadamy, explique que de toutes façons, « les civils vont continuer à rejoindre les rangs du groupe ». En attendant, il demande la nomination d'un pouvoir de transition, car dit-il, « le président Guelleh ne partira jamais par les urnes ».

La majorité, elle, explique que cette affaire, c'est surtout beaucoup de bruit pour rien. D'après son porte-parole, Daoud Houmed, il s'agissait d'une opération routinière suite à des plaintes de la population contre l'insécurité. « Ces gens seront relâchés très vite », promet-il.

Daoud Houmed dit au passage « douter de l'impartialité de la LDDH ». Quant au FRUD, « il cherche, selon lui, à présenter le moindre fait à son avantage ».

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.