Madagascar: La Banque mondiale soutient la transformation numérique et la mise à niveau du système de gestion de l'identité

communiqué de presse

Washington — La Banque mondiale a approuvé le 29 septembre un crédit de 140 millions de dollars du Mécanisme de financement complémentaire de l'Association internationale de développement (IDA) et une subvention de 3 millions de dollars du Mécanisme de Financement Mondial (GFF) pour renforcer le système de gestion de l'identité du pays, rationaliser et numériser les services clés et améliorer la capacité du gouvernement à fournir des services dans certains secteurs, tels que la santé.

Le projet se concentrera sur la création d'un système de gestion de l'identité efficace et sûr, notamment en modernisant le registre d'état civil interopérable et les bases de données nationales d'identité.

Dans le cadre de cet effort, le projet mettra en place le centre national d'enregistrement et d'identification des faits d'état civil, des procédures simplifiées d'enregistrement et de gestion des identités, un numéro d'identification unique dès la naissance et une meilleure sécurité des données. Cela fournira l'infrastructure et les processus nécessaires pour authentifier les données dans l'ensemble des services gouvernementaux, permettant ainsi une utilisation plus facile et plus rapide des données pour la fourniture de services. Cela facilitera également le recensement régulier des faits d'état civil à des fins démographiques et de statistiques de l'état civil et renforcera le rôle du secteur de la santé pour contribuer à l'enregistrement rapide des événements d'état civil.

« Cette opération fait partie d'un ensemble plus large d'ajustements des programmes nationaux dus à la pandémie de COVID-19. En cette période sans précédent, investir dans la transformation numérique est à la fois un investissement bon et pertinent, et nous saluons la détermination du gouvernement à agir rapidement dans ce domaine », a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar. « La rationalisation et la numérisation des services et l'amélioration de l'identification des citoyens peuvent contribuer à fournir des services plus rapides et plus efficaces à la population et au secteur privé et jouer un rôle essentiel pour atténuer les effets de la future crise sanitaire ainsi que pour s'adapter au changement climatique. »

Le projet contribuera également à améliorer la capacité du gouvernement à rationaliser et à numériser les services clés destinés aux citoyens et aux entreprises, notamment ceux qui s'appuient sur le registre d'état civil et les bases de données nationales d'identité. En renforçant l'infrastructure et sa capacité à fournir des services publics par des moyens numériques ou multimodaux, le gouvernement augmentera la couverture et la qualité de ses prestations.

« La numérisation des services peut contribuer à améliorer les performances, la redevabilité et la transparence du secteur public, tout en réduisant les fuites grâce à l'automatisation », a ajouté Heriniaina Andrianasy, un des chargés du projet.

Le projet contribuera également à accroître la résilience au changement climatique en réduisant la vulnérabilité des systèmes numériques et des services publics aux catastrophes naturelles grâce à des protocoles solides de continuité des activités en cas d'interruption de service pouvant résulter d'événements climatiques. En cas de catastrophes naturelles ou d'événements extrêmes liés au climat, les infrastructures, y compris le stockage externes de données numériques (Cloud en anglais), pourront être exploitées pour protéger les données, les dossiers et les canaux de prestation de services électroniques essentiels.

Plusieurs opportunités de transformation numérique existent à Madagascar. Le pays dispose d'une forte réserve de talents en matière de développement de logiciels, avec environ 500 à 600 ingénieurs en logiciels qualifiés qui obtiennent leur diplôme chaque année, et d'un secteur privé dynamique dans le domaine des technologies de l'information et de la communication qui peut être mis à profit pour fournir des services numériques adaptés aux besoins de la population. Toutefois, si Madagascar est souvent salué comme ayant l'une des connexions internet les plus rapides au monde, le coût de la connectivité internet mobile, qui représente 40 % du PIB par habitant pour 1 gigaoctet (Go) en 2016, reste prohibitif. 10 % de la population utilise l'internet et environ deux tiers de la population possède un téléphone mobile. Cela offre d'importantes possibilités de prestation de services multimodaux, qui peuvent cibler les personnes peu alphabétisées et/ou disposant des téléphones les plus rudimentaires.

Le projet adopte une approche de financement basée sur les résultats, y compris l'utilisation de conditions basées sur la performance et sera donc évalué par la part de la population qui obtient un nouveau justificatif d'identité comprenant son numéro d'identification unique et le nombre d'utilisateurs bénéficiant de services conformes aux nouvelles normes.

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