Gabon: Après la mort suspecte en prison d'un jeune homme, la famille réclame justice

De quoi est mort le jeune Gabonais Cédric Brice Apedo Yaovi Amoumou, le 17 mai dernier, dans une cellule de la prison centrale de Libreville, où il avait été admis deux jours plus tôt pour trafic présumé de chanvre ?

La famille éplorée par la brutale disparition de ce jeune de 29 ans, licencié en génie civil, réclame justice.

Selon son avocat, les 5 derniers jours de Cédric Brice Apedo Yaovi Amoumou ont été un véritable supplice. Interpellé le 12 mai au petit matin alors qu'il dormait chez lui, le jeune homme a été gardé à vue pendant trois jours dans les locaux de l'office centrale de lutte anti-drogue (OCLAD) sans être alimenté. Il aurait été sévèrement torturé.

Les policiers auraient exigé 2 millions de FCFA pour le relaxer. La famille n'ayant pas cédé à ce chantage, Cedric Brice a été présenté devant un procureur le 15 mai. Il est tout de suite jeté en prison pour trafic de drogue. Il décède deux jours plus tard dans sa cellule.

La famille porte plainte contre les enquêteurs de la brigade anti-drogue pour torture et chantage. Deux policiers sont placés sous mandat de dépôt pour neuf jours. Ils sont relaxés après six jours de prison.

L'avocat de la famille, Me Nicaise Ondo Nguéma, a, dans une conférence de presse à Libreville, exigé que le dossier ne soit pas classé sans suite et que les deux policiers, précédemment incarcérés à la prison centrale pour implication présumée dans ce décès, retournent en prison.

Me Nicaise Ondo Nguema réclame leur retour en prison et « que la chambre d'accusation ordonne de terminer l'exécution du mandat de dépôt de neuf jours, puisqu'il leur restait encore trois jours à exécuter ! Qu'elle prononce un mandat de dépôt tout court ! »

A cette étape de la procédure, le ministère de la Justice n'a pas souhaité réagir.

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.