Sénégal: Nettoyage des sites de pointe des tortues marines - Une activité visant la préservation de l'écosystème marin et côtier

La direction de l'Aire marine protégée (AMP) de Sangomar et les populations insulaires des îles situées autour de la pointe de Sangomar, appuyées par la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) ont procédé au nettoyage des sites de pointe des tortues marines communément appelées "Ndoumar", pour lutter contre la prolifération des déchets plastiques.

La plus grande parmi toutes les AMP du Sénégal avec une superficie de 87 437, ce lieu de régénération des ressources halieutiques, est à cheval entre les communes de Palmarin et de Dionewar, entre les départements de Fatick et de Foundiougne, a abrité cette activité dont le thème est axé sur "Non aux déchets plastiques : ensemble, protégeons les sites de pointe des tortues marines".

"Cette AMP est particulière, parce que regroupant des valeurs naturelles, mais aussi des valeurs culturelles voire cultuelles.

Parmi les valeurs naturelles, nous avons beaucoup qui sont menacées au niveau mondial qui se réfugient dans cette AMP, notamment les dauphins et les lamantins", a expliqué le Commandant Ciss pour justifier la pertinence de cette activité communautaire de nettoyage dont le lancement a eu lieu au niveau de l'île de Sofna et a permis de nettoyer environ 5 km de plages.

Du point de vue culturel, la zone est classée site du patrimoine culturel mondial par l'UNESCO, a-t-il signalé, ajoutant que nul n'ignore ce que représente l'île de Sangomar pour les populations des îles du Saloum et du Sénégal de manière générale, "parce que c'est une île mythique vraiment extraordinaire, qui a un symbole qui dépasse même les frontières du Sénégal", a fait valoir le conservateur de l'AMP.

Cette activité s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre, depuis 2018, du programme financé par la Société suédoise pour la conservation de la nature (SSCN) visant à contribuer à la mise en place d'un véritable programme de renforcement de ces AMP qui sont des instruments de régénération et de préservation de la ressource halieutique qui contribue efficacement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la plupart des populations africaine et même au-delà.

La plus grande parmi toutes les AMP du Sénégal avec une superficie de 87 437, ce lieu de régénération des ressources halieutiques, est à cheval entre les communes de Palmarin et de Dionewar, entre les départements de Fatick et de Foundiougne, a abrité cette activité dont le thème est axé sur "Non aux déchets plastiques : ensemble, protégeons les sites de pointe des tortues marines".

"Cette AMP est particulière, parce que regroupant des valeurs naturelles, mais aussi des valeurs culturelles voire cultuelles.

Parmi les valeurs naturelles, nous avons beaucoup qui sont menacées au niveau mondial qui se réfugient dans cette AMP, notamment les dauphins et les lamantins", a expliqué le Commandant Ciss pour justifier la pertinence de cette activité communautaire de nettoyage dont le lancement a eu lieu au niveau de l'île de Sofna et a permis de nettoyer environ 5 km de plages.

Du point de vue culturel, la zone est classée site du patrimoine culturel mondial par l'UNESCO, a-t-il signalé, ajoutant que nul n'ignore ce que représente l'île de Sangomar pour les populations des îles du Saloum et du Sénégal de manière générale, "parce que c'est une île mythique vraiment extraordinaire, qui a un symbole qui dépasse même les frontières du Sénégal", a fait valoir le conservateur de l'AMP.

Cette activité s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre, depuis 2018, du programme financé par la Société suédoise pour la conservation de la nature (SSCN) visant à contribuer à la mise en place d'un véritable programme de renforcement de ces AMP qui sont des instruments de régénération et de préservation de la ressource halieutique qui contribue efficacement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la plupart des populations africaine et même au-delà.

"Cette activité est très importante dans la mesure où elle a été identifiée dans les recommandations qui ont été faites dans le cadre de l'évaluation de l'efficience de l'AMP de Sangomar qui, en décembre 2019, quand elle a été évaluée, on s'est rendu compte parmi les principales menaces, il y avait la prolifération des déchets plastiques et des recommandations ont été ainsi faites pour que des mesures soient prises pour atténuer cette prolifération", a fait savoir le conservateur de ladite AMP, le très engagé commandant Moustapha Ciss.

Le plastique constitue aujourd'hui un danger aussi bien terrestre qu'en milieu marin, selon le conservateur de l'AMP de Sangomar qui soutient que les tortues marines sont des espèces menacées et figurent dans la liste rouge de l'Union internationale de conservation de la nature (UICN).

"Parmi ces menaces demeurent les déchets plastiques qui, non seulement polluent les sites de ponte de ces tortues marines, mais aussi et surtout, en milieu marin, ces tortues ont tendance à confondre ces plastiques aux méduses qu'elles aiment tellement qu'elles consomment les plastiques qui contribuent au déclin de cette espèce qui est vraiment menacée maintenant au niveau mondial", a expliqué ce cadre supérieur du ministère sénégalais de l'Environnement et du Développement durable.

D'après lui, les tortues marines contribuent à l'équilibre des écosystèmes côtiers et marins, à tailler et à pérenniser les herbiers qui sont très importants pour la pêche.

"Ceux qui connaissent les herbiers savent qu'ils constituent des sites de frais pour certaines espèces et de grandissement pour d'autres.

Il y a énormément de ressources marines et côtières qui sont importantes pour l'économie et la pêche qui, à un certain moment du cycle de leur vie, se retrouve au niveau des herbiers marins", a fait remarquer le commandant Ciss.

Les tortues marines s'alimentent à partir des méduses qui constituent un indicateur négatif pour la santé de nos océans. Plus on a des méduses, plus on aura une mer dégradée et moins on aura des poissons", a-t-il insisté, précisant que ses services et les populations sont engagés à protéger l'AMP.

Mais, force est de constater et de faire noter que les moyens dont disposent le service préposé à la surveillance et à la conservation de la zone ne sont pas proportionnels à la superficie et la configuration de l'AMP.

"On peut avoir une AMP très large, mais d'une configuration simple. Mais ici, non seulement l'AMP est large, mais la configuration est compliquée parce que le site est consulaire. Donc, on ne peut pas avoir une synergie des moyens entre les différentes îles.

On ne peut pas, non plus, prendre une vedette qui se trouve à Niodior pour lutter pour la surveillance du côté de Palmarin et vice versa", a estimé le commandant Ciss.

Cette AMP a donc besoin de moyens pour pouvoir atteindre les les objectifs pour lesquels elle a été créée, a fait observer Ciss, relevant que la CAOPA est un partenaire "très concret" qui mène des "activités simples mais très efficace" au profit des communautés et du secteur des pêches.

Dans le mois de juillet, nous sommes dans la période de ponte des tortues mais qui coïncide avec la prolifération des déchets plastiques dans les zones situées autour de l'AMP de Sangomar, a-t-il déclaré.

"On avait donc besoin vraiment de partenaires pour nous appuyer et c'est en ce moment-là que la CAOPA est venue, non pas pour tergiverser, mais pour être à nos côtés et aux côtés des populations pour le nettoyage des sites, tout en contribuant à la sensibilisation des populations et les sénégalais sur les dangers que constituent les déchets plastiques qui ne riment pas avec une bonne activité de pêche et une bonne attractivité touristique", a martelé Ciss.

Président de la commission environnement au sein du Conseil municipal de la commune de Dionewar, Dianoune Faye qui a aussi parlé au nom des jeunes des îles du Saloum, a salué cette "belle initiative" de la CAOPA qui constitue une "activité citoyenne" organisée dans des conditions météorologiques qui font qu'il n'était pas évident de la réaliser.

Seulement, souligne le jeune élu local, c'est l'engagement citoyen et patriotique qui ont poussé les acteurs, notamment les populations, la direction de la conservation de l'AMP et la CAOPA à aller jusqu'au bout de leur ambition de nettoyer ces sites de ponte des tortues marines.

Pour Abdou Sarr, coordonnateur du Conseil local de la pêche artisanale (CLPA), cette activité de nettoyage est venue contribuer à ce qu'ils ont toujours cru, à savoir une gestion communautaire et participative des ressources halieutiques.

"Nous avons créé un comité de plage pour la gestion des sites de ponte des tortues marines ainsi qu'un comité de gestion des ressources halieutiques, mais nous avons des faiblesses.

N'étant pas des agents de l'Etat, les pêcheurs contrevenants ne donnaient aucun crédit à ce que nous faisons.

Mais, ce genre d'initiatives contribuant à les sensibiliser est une bonne chose pour toute la communauté", a-t-il salué, expliquant que Djifère est un "grenier de poissons de toutes les espèces", mais le fond marin est envahi pas les déchets plastiques.

Abdou Sarr estime qu'il faut "davantage sensibiliser" les acteurs sur les méfaits des déchets plastiques en mer et sur le littoral.

Pour sa part, l'assistante-chargée de programmes à la CAOPA, Khady Diop Thiaw a, d'emblée précisé que cette activité de nettoyage est la continuation des activités de commémoration de la journée mondiale de nettoyage qui est célébrée le 19 septembre de chaque année à travers le monde.

"Après Joal-Fadiouth, le 19 septembre dernier, aujourd'hui, nous avons choisi l'AMP de Sangomar, parce que nous sommes en période de ponte des tortues marines et à la CAOPA, nous œuvrons pour la régénération de la ressource halieutique en nous appuyant sur une pêche responsable et durable", a fait savoir Mme Thiaw qui appelle les populations à un changement de comportement pour se débarrasser des attitudes souvent "dommageables" à l'environnement.

Elle a lancé un appel à l'endroit des autorités territoriales, puisque l'environnement fait partie des compétences qui leurs sont transférées, à accompagner les populations par rapport au ramassage des déchets et à mettre à leur disposition des dépotoirs et autres bacs à ordures.

"Le poisson étant une ressource très importante pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, surtout avec ses propriétés en protéines animales, nous devons minutieusement veiller à sa régénération et à sa bonne gestion", a encore lancé l'assistante-chargée de programmes de la CAOPA.

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