Ethiopie: Début de rupture entre les autorités d'Addis-Abeba et l'État de Tigré

En Éthiopie, les députés du Parlement fédéral ont commencé à annoncer les modalités de la rupture entre les autorités d'Addis-Abeba et l'État régional du Tigré en état de rébellion de fait. Ce dernier, pour sa part, ne considère plus le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed comme « légitime » estimant que son mandat a expiré ce lundi.

Le gouvernement fédéral éthiopien n'aura plus aucune interaction avec l'exécutif de l'État du Tigré et ses différentes instances. Il n'aura désormais affaire qu'aux échelons inférieurs, les municipalités et les administrations de district, les kebelle, dans le but de maintenir « les services de base » de l'État.

Telles sont les décisions prises mardi soir par les députés de la fédération. Et mercredi, ce sont les subventions fédérales au Tigré qui ont été suspendues. Mais pour l'heure, aucune mesure sécuritaire n'a été annoncée.

Côté tigréen, les 38 députés de la chambre haute et les 8 députés de la chambre basse ont été rappelés à Mekele. Les dirigeants de la province ont passé beaucoup de temps à la télévision ces derniers jours, pour expliquer la situation aux Tigréens. Selon eux, l'État régional est toujours régi par la loi fédérale, mais pas par d'éventuelles dispositions qui seraient adoptées après le 5 octobre, date selon eux de l'expiration du mandat d'Abiy Ahmed.

Pas d'épreuve de force, donc, alors que les appels à la formation d'un gouvernement technocratique de transition se multiplient dans l'opposition, afin de sortir la fédération de l'impasse.

Plus de: RFI

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