Cote d'Ivoire: Meeting des plateformes et partis politiques de l'opposition

Le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié

Pour qui a suivi les événements d'avant et pendant le meeting de l'opposition du samedi 10 octobre dernier au Stade Felix Houphouët-Boigny, l'accès et le remplissage de cet espace par les militants pour dire NON au troisième mandat d'Alassane Ouattara relève d'une prouesse et de détermination.

Et pour cause, tout aura été tenté pour empêcher la tenue de ce meeting et surtout pour empêcher une affluence au Stade Felix-Houphouët-Boigny.

A une semaine de la date du 10, ce sont les rumeurs savamment entretenues qui envahissent Abidjan et le reste du pays, faisant état de ce que le Stade Houphouët-Boigny serait en travaux et que, partant, le meeting ne pouvait s'y tenir.

Il aura fallu au comité d'organisation batailler fort pour qu'à la dernière minute, l'Office national des sports (ONS) donne son accord pour la tenue du meeting sur cet espace.

Les jours qui ont suivi, les laboratoires d'en face ont sorti une autre trouvaille dissuasive qui consiste à copier avec le logo d'un site d'information sérieux que le meeting aurait été reporté à une date ultérieure, alors même que les préparatifs allaient bon train.

Là, encore, il aura fallu aux communicants de l'opposition, batailler fort pour rétablir la vérité, mais à seulement un jour de la manifestation. Comme si cela ne suffisait pas, la veille, des transporteurs auraient été approchés et soudoyés pour qu'ils refusent le jour-j, de mettre leurs véhicules à la disposition des militants.

De fait, des centaines de militants de l'opposition n'ayant plus de moyen de locomotion ne sont pas arrivés. Seuls les plus solides et courageux d'entre eux ont dû marcher pour aller au stade.

Le jour même de la manifestation, des centaines de gendarmes, de policiers et parfois même de militaires lourdement armés ont été déployés dans la commune du Plateau, mais aussi à Adjamé, à Attécoubé, à Treichville, à Cocody.

Ils ont érigé des barricades qui ont totalement isolé Plateau où seul le boulevard lagunaire est ouvert pour les militants, d'où qu'ils viennent.

Ainsi, des milliers de militants venus de Yopougon, Abobo, Adjamé, Cocody, Bingerville et de plusieurs villes de l'intérieur ont été refoulés, au motif qu'ils ne présentent pas leurs cartes de membres de partis ou leurs badges.

Dans les communes de Yopougon, d'Abobo, de Treichville, de Bonoua, des militants bloqués ne cessaient d'appeler pour dire qu'ils sont empêchés d'arriver à Abidjan.

Dans d'autres communes encore comme à Yopougon, Port-Bouët, des hordes de jeunes armés de couteaux et autres armes blanches ont attaqué des convois de militants et en ont blessé. L'objectif était simplement de voir le meeting échouer

Mais, malgré cette débauche d'énergie, malgré la présence dissuasive des forces de l'ordre, l'opposition et la société civile ont pu faire venir les militants.

Chaque Ivoirien, au stade ou pas, a reçu le message que les démocrates et ivoirophiles ont donné. Et chacun, présent ou pas au stade, a savouré la détermination des leaders de l'opposition à faire reculer le viol de la Constitution, à faire réformer la CEI, à faire auditer la liste électorale.

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