Afrique: La FAO, le FIDA et le PAM s'engagent à renforcer leur collaboration contre la faim

communiqué de presse

Rome — Vers la mise en œuvre de leurs programmes conjoints,des interventions face au COVID-19 et de l'organisation du Sommet sur les systèmes alimentaires

Le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), M. QU Dongyu; le Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), M. Gilbert Houngbo et le Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), M. David Beasley, se sont engagés aujourd'hui à intensifier leurs efforts conjoints pour éliminer la faim dans le monde, alors que se multiplient les effets de la pandémie du COVID-19.

Les dirigeants des Nations Unies ont renouvelé leur engagement lors de la quatrième réunion conjointe informelle du Conseil de la FAO, du Conseil d'administration du FIDA et du Conseil d'administration du PAM ayant pris la forme d'une téléréunion. C'était la première fois que les chefs des trois organismes des Nations Unies ayant leur siège à Rome se rencontraient depuis que le PAM s'est vu décerner le prix Nobel de la paix 2020 ce vendredi.

Le Directeur général de la FAO a félicité le PAM pour l'attribution de ce prix, déclarant que celui-ci non seulement valait reconnaissance des efforts de générations de travailleurs des Nations Unies, mais attirait aussi l'attention de la communauté internationale sur la gravité de l'insécurité alimentaire et ses liens avec les conflits dans le monde.

«Alors que nous célébrons le soixante-quinzième anniversaire de la FAO, nous devons plus que jamais entretenir le partenariat qu'ont scellé les organismes ayant leur siège à Rome et donner un regain d'énergie à notre combat contre la faim et pour l'édification d'un monde meilleur», a déclaré M. Qu, en ajoutant que «le défi qui consiste à ne pas faire de laissés-pour-compte et n'abandonner aucun territoire ne peut être relevé que par une action collective et des partenariats».

M. Beasley, Directeur exécutif du PAM, a parlé de ce prix Nobel de la paix comme d'un «appel à l'action» qui doit faire prendre conscience à tous de ce à quoi les organismes des Nations Unies sont confrontés. Il a déclaré que l'attribution de ce prix avait attiré l'attention de la communauté internationale sur les liens qui existent entre les conflits et l'insécurité alimentaire, et a souligné l'importance que revêtait le Sommet sur les systèmes alimentaires de l'an prochain pour apporter des changements. «Que cette distinction nous donne l'inspiration et le courage de ne jamais abandonner la partie», a-t-il ajouté.

Le sentiment de fierté et la joie que suscite l'attribution de ce prix étaient partagés par tous les participants, parmi lesquels le Président du FIDA; le Président indépendant du Conseil de la FAO, M. Khalid Mehboob (qui présidait la réunion); le Président d'administration du PAM et Représentant permanent de l'Allemagne, M. Ulrich Seidenberger; l'Envoyée spéciale pour le Sommet sur les systèmes alimentaires de 2021, Mme Agnes Kalibata; les représentants permanents des Membres; ainsi que la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, Mme Amina Mohammed, qui s'est adressée à la réunion dans un message vidéo.

Collaboration de terrain entre les organismes sis à Rome

La réunion a traité de la situation des plans et des programmes d'action conjoints des organismes sis à Rome au plan régional et à celui des pays. Le Directeur général de la FAO a indiqué que la collaboration entre les trois organismes sis à Rome s'était accrue depuis la dernière réunion conjointe informelle de leurs conseils en septembre 2019.

«C'est au niveau des pays que notre collaboration revêt le caractère le plus concret. En effet, le nombre des programmes conjoints des organismes sis à Rome a presque doublé depuis 2017, et ceux-ci touchent désormais plus de 50 pays» a rappelé M. Qu. «Voilà ce que nos Membres attendent de nous: que notre action progresse de façon concrète.»

Évoquant des programmes spécifiques, le Directeur général a détaillé les interventions des organismes sis à Rome destinées à élargir les efforts dans le Sahel, grâce à un programme de 180 millions d'USD en cours d'élaboration, qui vise à renforcer la résilience des populations vulnérables face à la pandémie du COVID-19, aux conflits et au changement climatique.

Il a ensuite fait mention de l'Initiative Résilience en République démocratique du Congo, au Niger et en Somalie, où les trois organismes collaborent au renforcement de la résilience de la sécurité alimentaire et à la nutrition en recourant à une approche innovante qui tend des passerelles entre les questions humanitaires et de développement, en s'attachant particulièrement aux besoins spécifiques d'équité entre les sexes.

Pendant toute la manifestation, plusieurs orateurs ont dit l'importance de travailler ensemble.

Le Président du FIDA, M. Houngbo, a souligné la nécessité d'intensifier la collaboration non seulement entre les organismes sis à Rome, mais aussi avec d'autres organismes et institutions des Nations Unies dans des dossiers qui leur sont spécifiques.

Le Président du Conseil du Conseil d'administration du PAM, M. Ulrich Seidenberger a rappelé que le monde était confronté à une crise de dimension historique et s'est félicité que la réunion des trois organismes soit axée sur des dossiers concrets et leurs aspects opérationnels. Il a fait valoir l'importance de «décloisonner» les activités dans l'intérêt d'un renforcement de l'engagement collectif des organismes et de la mise en œuvre de programmes conjoints.

Les Membres de toutes les régions se sont félicités des progrès réalisés jusqu'à présent, ont souligné l'importance de continuer d'accroître les synergies et ont pris acte des discussions que mènent aujourd'hui les trois organismes sur leur planification stratégique, qui ouvrent de nouvelles perspectives de collaboration.

Intervention des trois organismes dans le contexte du COVID-19

Le Directeur général a mentionné que la pandémie du COVID-19 représentait «un tournant» pour la transformation des systèmes agroalimentaires. Il a souligné que la FAO avait élaboré un Programme d'intervention et de redressement dans le contexte du COVID-19 qui privilégie les investissements, l'innovation et le partage des données dans le but de donner leur pleine dimension aux mesures de concrétisation des objectifs de développement durable (ODD).

Mme Beth Bechdol, Directrice générale adjointe de la FAO, a présenté les interventions conjointes des organismes sis à Rome, conçues pour s'attaquer aux difficultés que cause la pandémie du COVID-19, et dont l'application couvre quatre domaines principaux: programmation et planification au niveau des pays; appui aux travaux d'orientation et d'analyse; plaidoyer et partage d'informations; et continuité des opérations.

Mme Bechdol a fait savoir que des recherches conjointes étaient menées sur les répercussions du COVID-19 dans 30 pays hautement prioritaires. Différentes évaluations étaient en cours dans le cadre du volet «Appui aux travaux d'orientation et d'analyse» dans un certain nombre de pays dont Fidji, Haïti et la Tunisie, a-t-elle ajouté.

Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires (2021)

Dans un message vidéo, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Amina Mohammed, qui est aussi Présidente du Comité consultatif du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires (2021), a informé les participants que le Sommet aurait lieu en septembre 2021 durant la tenue de l'Assemblée générale des Nations Unies, tandis que des travaux préparatoires au sommet seraient organisés à Rome quelques mois avant la tenue de la manifestation principale en septembre. Elle a qualifié cette manifestation de «Sommet des peuples, à caractère inclusif et axé sur des solutions et des mesures concrètes».

L'Envoyée spéciale des Nations Unies pour le Sommet sur les systèmes alimentaires (2021), Mme Agnes Kalibata, a présenté ce Sommet comme une occasion de redéfinir les systèmes alimentaires, soulignant qu'il était important de s'engager avec les collectivités et les pays à un échelon local. Les organismes sis à Rome ont fait le point sur les contributions au Sommet et Mme Kalibata a appelé à un dialogue plus approfondi autour des cinq axes d'intervention assignés au sommet: 1) garantir l'accès de tous à une alimentation saine et nutritive, 2) évoluer vers des habitudes de consommation durables, 3) stimuler une production respectueuse de la nature à une échelle suffisante, 4) favoriser des moyens d'existence de caractère équitable et 5) renforcer la résilience face aux facteurs de vulnérabilité, aux chocs et aux pressions.

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