Afrique: Commerce - Ngozi Okonjo-Iweala, une Africaine probable future directrice générale de l'OMC

AfDB
Dr. Ngozi Okonjo-Iweala

Pour la bataille finale pour diriger l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'ancienne ministre nigériane Ngozi Okonjo-Iweala sera opposée à la Sud-Coréenne Yoo Myung-hee. Elle est désormais la seule candidate de l'Afrique encore en lice.

Le prochain patron de l'OMC sera une femme. Soit la Nigeriane Ngozi Okonjo-Iweala (66 ans), soit la Sud-Coréenne Yoo Myung-hee (53 ans). C'est une première. L'annonce a été faite le 8 octobre à Genève (Suisse) par le porte-parole de l'OMC, Keith Rockwell. Les deux femmes devront être départagées entre les 19 et 27 octobre 2020. L'une d'elle prendra la direction de l'OMC. Les deux candidates seront bientôt auditionnées par le Parlement européen. Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre et ancienne directrice de la Banque mondiale est désormais la seule candidate africaine en lice. Elle a obtenu le soutien de certains pays européens et africains.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, président en exercice de l'Union africaine (UA), a appelé tous les pays africains à donner à l'OMC sa première directrice générale d'origine africaine. Une première pour l'OMC et l'Afrique. "Au moment où il faut donner un nouveau sens aux organisations internationales, la Dr Ngozi Okonjo-Iweala est la personne qu'il faut pour repositionner l'OMC afin d'en faire un outil efficace pour encourager un système commercial juste, équitable et basé sur des règles", peut-on lire dans un communiqué de Cyril Ramaphosa. Pour faire d'elle la première africaine à diriger le commerce mondial, Ngozi Okonjo-Iweala affrontera l"ancienne ministre coréenne du Commerce, Yoo Myung-hee. L'une des deux femmes va succéder au Brésilien Roberto Azevedo, démissionnaire de son mandat, un an avant sa fin.

Ngozi Okonjo-Iweala serait la candidate dont l'OMC, en pleine tourmente, "a besoin pour améliorer sa réputation, loin de la polarisation hostile entre Washington et Pékin qui a mis l'OMC à l'arrêt ces derniers mois", écrit le site Politico, notant que l'institution embrasserait "le siècle africain tant vanté ".

Une fois élue à la présidence de l'OMC, dans un contexte mondial de crise économique et de crise de confiance dans l'organisation, au moment où la libéralisation du commerce mondialisé est vivement contestée, où la pandémie du coronavirus a ébranlé le commerce mondial, Ngozi Okonjo-Iweala devra trouver la stratégie adaptée pour relancer le commerce mondial, mettre fin aux velléités protectionnistes des États-unis de Donald Trump - s'il est réélu le 3 novembre prochain - qui menace de se retirer de l'OMC dans le cadre de sa guerre commerciale avec la Chine. La donne pourrait changer si Donald Trump est battu par le démocrate, ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden. "Plus que tout, le chef de l'OMC doit avoir de l'audace, du courage", a déclaré la candidate africaine.

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