Burkina Faso: Thomas Sankara - « Mort pour la patrie », il y a 33 ans

Thomas Sankara
15 Octobre 2020

Il était ce que nous devons tous être : un patriote, un combattant, un démystificateur... Trente-trois ans après sa mort, l'ancien président du Burkina Faso, Thomas Sankara fascine toujours.

«La patrie ou la mort », tel était son leitmotiv. Très tôt donc, Thomas Sankara a donné le ton. Il était prêt à donner sa vie pour la cause de sa patrie. C'est ce qui se passera exactement un 15 octobre 1987. Il est lâchement assassiné, à l'âge de 37 ans, par ses propres compagnons d'armes.

Mais, plus de trois décennies après sa disparition, les idées panafricaines et tiers-mondistes de cette icône qui roulait en R5 et s'habillait en Faso Dan Fani, l'habit traditionnel du pays, sont plus vivantes que jamais. Il est l'incarnation d'un héros pour toute une jeunesse africaine.

Déjà adulé, de son vivant, de par sa posture, ses idées et sa démarche, sa popularité explose lorsque la nouvelle de sa mort se répand. Son décès émeut plus d'un, mais paradoxalement, tout le monde avait vu venir, à commencer par lui-même.

Thomas Sankara, c'est ce beau sourire, cette belle prestance, ce sens de l'humour bien développé, une éloquence dans le verbe et la démarche, une détermination qui frise la témérité, cette tunique militaire assortie du célèbre béret de capitaine.

C'est surtout cet homme déterminé à restaurer la dignité des peuples africains, opprimés des siècles durant.

Sankara, c'est ce dirigeant qui ne se contente pas simplement de donner des consignes, mais qui toujours le premier à donner l'exemple.

Ce révolutionnaire progressiste, influencé par le marxisme, a présidé pendant quatre ans aux destinées de l'ancienne Haute-Volta, qu'il a rebaptisée Burkina Faso, le «pays des hommes intègres». Quatre années auront largement suffi pour qu'il entre à jamais dans l'histoire.

Trente-trois ans après sa mort, l'ancien président du Burkina Faso fascine encore et toujours. Au centre de l'attention, la demande de vérité sur son assassinat dont les circonstances et le rôle joué par chacun restent à déterminer.

Aujourd'hui encore, le capitaine continue d'orner toutes sortes d'objets et d'accessoires (T-shirts, casquettes, briquets, sacs... ) et lieux de manifestations. Sa pensée et son idéologie, elles, bien que peu appliquées continuent de façonner et de mobiliser toute une jeunesse africaine. Qui a dit qu'avec le temps, on finit par tout oublier !

Plus de: Le Soleil

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