Congo-Kinshasa: Dossier Minembwe - Azarias Ruberwa attendu à l'Assemblée nationale

La question concernant l'érection de Minembwe en commune rurale ainsi que celle de l'installation des ses animateurs continuent de faire la Une des journaux depuis quelques semaines. Plusieurs facteurs sensibles sont entrés en compte, créant un véritable arbre à palabre autour de cette affaire.

Des noms de personnalités y sont tous les jours cités, et rend l'affaire de plus en plus dubitative. Les congolais s'interrogent constamment et à travers leurs représentants à l'Assemblée nationale, ils auront sans une partie de la réponse dans les jours qui viennent.

En effet, la plénière de ce jeudi 15 octobre à la chambre basse du Parlement a jugé nécessaire que le ministre d'Etat en charge de la Décentralisation et réformes institutionnelles, Azarias Ruberwa, viennent s'expliquer devant les députés.

L'interpellation du Ministre d'Etat a été initiée par le député Muhindo Nzangi qui dénonce l'installation singulière des animateurs de Minembwe, dans la province du Sud-Kivu.

Déjà, mardi dernier, Azarias Ruberwa dont le nom est associé de manière infatigable aux dessous de cartes de l'érection de cette commune rurale, selon qu'elle aurait été cédée au Rwanda, s'était exprimé autour de la question. Il est pointé du doigt concernant l'installation du bourgmestre de cette commune. Des allégations qu'il a qualifiées d'extrêmement abusives et mensongères à son encontre.

Aussi, avait-il affirmé qu'il attendait avec plaisir l'invitation de l'Assemblée nationale. «Je ne suis pas encore invité au parlement. Il n'y a pas d'invitation formelle qui me demande d'aller au parlement. Il y a un député qui a déposé une lettre d'interpellation, c'est une correspondance qui est sur la table de la présidente de l'Assemblée nationale, le dossier n'est même pas encore traité. Donc, je ne suis pas à ce stade, invité à l'Assemblée nationale, mais si je suis invité, ça sera mon plus grand privilège de communier avec les élus de notre peuple pour qu'ils connaissent la vérité. Je pense que le mensonge érigé pendant les deux semaines a besoin d'être détruit», avait-il fait savoir.

Par ailleurs, il est bon de retenir que selon le règlement intérieur de la chambre basse du parlement, lorsque la plénière juge opportune une interpellation, l'interpellé vient répondre dans 48 heures pour venir présenter ses moyens de défense. Si l'auteur de l'interpellation n'est pas convaincu des explications fournies, il peut transformer sa question orale en motion de défiance pour faire tomber le membre du gouvernement concerné.

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