Cameroun: Consommation - Les mets locaux ont la cote

Eru, Taro, Okok et Mbol, sont quelques plats phares des lieux de restauration qui prolifèrent dans la ville de Yaoundé.

Pas un week-end ne passe sans que Fabrice Zomeka et ses amis ne partagent un plat de Mbol dans un restaurant. Le lieu ne paye pas de mine. Juste quelques tables et des chaises en bois, un téléviseur qui distille de la musique locale et un buffet. Ici, nul besoin de faire étalage d'une quelconque maîtrise des « bonnes habitudes » à avoir à table comme dans les lieux de restauration huppés. Les mains servent de principaux ustensiles, pour déguster la boule de farine ronde et la sauce gluante parsemée « d'obstacles ».

Le tout, arrosé d'un vin de palme qu'on boit à même une corne tenant lieu de verre. De nombreux consommateurs s'intéressent de plus aux plats Made in Cameroun. « Nous avons constaté que les Camerounais préfèrent les mets de chez nous. A côté de la salade de fruit qui est notre spécialité, nous nous sommes lancés dans la préparation du Nkondre, Eru, Ndjama Ndjama, et autres mets », a expliqué Jean Paul Tchomdou, promoteur d'un restaurant de place.

Pour partager un repas en famille ou pour une pause travail, les populations ont, à côté des cuisines française, coréenne, chinoise et sénégalaise, dorénavant le choix de manger camerounais. Restaurants, circuits et ventes à emporter, spécialisés dans les mets du terroir prolifèrent dans la ville. Les noms seuls renseignent déjà sur les menus proposés. « Penjaland », « Flavour », « Le manuba », « Haira Walet » et « Chez Tchakounté ».

Au-delà de la simplicité des lieux qui rappellent parfois l'ambiance de la maison, c'est l'aspect économique qui fait courir. « Au lieu de dépenser des sommes importantes pour m'offrir un plat de poulet à la sauce crème et une bouteille de vin rouge, je préfère débourser trois fois moins pour déguster un bon plat de Katchi-katchi qui rassasie plus », explique Mireille Nga, une consommatrice.

Ces restaurants ont généralement la particularité de pratiquer des prix bas. Pour un plat de Eru il faut débourser entre 500 F et 2 500 F. Le taro sauce jaune ou Achu est servi à partir de 1 000 F. Certains promoteurs innovent à travers la présentation des mets dans les marmites à trois pieds, les « cak », sortent de panier en rotin, et des carrés de bois. Les clients peuvent même manger les pieds dans l'eau, en dégustant du Ndomba de poisson d'eau douce qu'ils ont péché eux-mêmes au préalable dans des étangs.

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