Cameroun: Il faut maintenir le cap

Une dizaine de jours après la rentrée des classes pour les élèves des écoles maternelles, primaires et secondaires et depuis hier pour les étudiants de l'enseignement supérieur, force est de constater que les trains qui ont quitté les différentes gares so

Même l'incertitude qui planait sur la reprise dans les régions en crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s'estompe progressivement. Comme en témoignent les observations édifiantes des acteurs de la communauté éducative à l'œuvre dans cette partie du pays.

Tous s'accordent à dire que, globalement, le taux de reprise est largement meilleur cette fois, comparativement à la réalité vécue au cours des trois précédentes rentrées. Une dynamique qui reflète d'ailleurs les évolutions positives réelles sur le terrain, en termes de normalisation de la situation.

Comment pouvait-il en être autrement, quand on sait que même les défenseurs de la pseudo-cause sécessionniste, mis en minorité par les populations éprises de paix, ont eux-mêmes dû édulcorer leurs discours habituels, en appelant aussi au retour des enfants à l'école. Tant mieux parce qu'ils entendent déjà raison. Les enfants ne pouvant être indéfiniment l'otage d'enjeux dont ils sont loin de maîtriser les contours. Cette reprise des activités pédagogiques se déroule également dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19 et les mesures préventives mises en œuvre.

Il est ainsi loisible de constater que l'ensemble du corps social en général et éducatif en particulier apprend avec bonheur à vivre en tenant compte de la circulation du nouveau coronavirus qui reste dangereux au Cameroun. C'est parce que cette maladie constitue toujours une préoccupation majeure que des mesures spécifiques ont été prises à l'approche de la rentrée des classes.

Des dispositions rendues publiques le 30 septembre dernier par le porte-parole du gouvernement, en présence de ses collègues responsables des différents cycles d'enseignement, afin de permettre aux élèves, aux étudiants ainsi qu'à leurs formateurs, d'entamer et de vivre une année scolaire et académique 2020/2021 sans courir de risques pour leur santé du fait de ce virus pernicieux. Il faut donc maintenir le cap de la poursuite des cours dans le respect strict des mesures-barrières connues de tous.

Ce pari peut et doit être gagné. Comment en douter, lorsque nous en avons administré la preuve il y a quelques mois, quand la reprise des cours et l'organisation des examens qui s'en est suivie ont pu être assurées sans incidents majeurs préjudiciables à la santé et à la vie des jeunes apprenants ou de leurs encadreurs ? La riposte somme toute efficace contre la pandémie au Cameroun devrait soutenir et accompagner ce vent d'optimisme, compte tenu de la stabilisation des données relatives au nombre de patients sous traitement et au taux de contamination.

En tout état de cause, l'enjeu est aujourd'hui de persévérer dans l'effort pour que la pandémie soit contenue au Cameroun dans des proportions négligeables - à défaut d'être totalement éradiquée - afin que les populations puissent vaquer sérieusement à toutes leurs activités. Ce qui écarterait l'hypothèse d'une nouvelle interruption des cours pour cause de reprise des contaminations en cas de relâchement dommageable pour ce qui est du respect des gestes-barrières.

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