Burkina Faso: Bientôt un procès dans l'affaire de l'assassinat de Thomas Sankara

Le procès dans l'affaire de l'assassinat du président Thomas Sankara en 1987 et de ses douze compagnons pourrait s'ouvrir l'année prochaine. Après plusieurs années, le juge d'instruction en charge du dossier au tribunal militaire a fini son travail et rendu une ordonnance dans laquelle figure les charges et les personnes poursuivies à la chambre de contrôle.

Au tribunal militaire de Ouagadougou, le juge d'instruction en charge de l'affaire Thomas Sankara a fini son travail. Il a transmis le dossier à la chambre de contrôle. Dans ce document figure les noms des personnes poursuivies et les faits qui leur sont reprochés. « Il ne s'agit plus de revenir sur les faits, mais uniquement de voir si la procédure pénale a été respectée de bout en bout, si les droits de la défense ont été respectés », souligne Maître Benewendé Stanislas Sankara, l'un des avocats de la famille.

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« Attentat à la sûreté de l'État », « assassinat », « complot », « recel de cadavres », « faux en écriture publique », sont, entre autre, les charges retenues contre 25 personnes dont l'ex-président Blaise Compaoré, le général Gilbert Diendére ou encore Hyacinthe Kafando. Le procès pourrait s'ouvrir l'an prochain, selon l'avocat : « Je crois qu'on l'a même espéré pour 2020, mais entretemps avec les archives françaises qui sont arrivées, il fallait relancer la procédure. Je suis convaincu qu'en 2021, ce dossier va se juger. »

« Le processus est engagé, on ne peut plus faire marche arrière »

Une nouvelle qui satisfait le Comité international pour le mémorial Thomas Sankara qui a remis le 15 octobre dernier un message au tribunal militaire, après une marche. « Quel que soit le président qui sera élu, il sait que le processus est engagé, on ne peut plus faire marche arrière », se félicite Luc Damiba, secrétaire général de comité.

Les avocats de la famille Sankara disent suivre avec une attention particulière la suite du dossier qui a été transmis à la Chambre de contrôle du tribunal militaire de Ouagadougou.

Plus de: RFI

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