Cameroun: De réelles chances camerounaises aux jeux de la Francophonie

La délégation a les armes pour briller lors de la 8e édition des Jeux de la Francophonie qui s'ouvre en Côte d'Ivoire.

Le Cameroun peut-il faire mieux cette année qu'en 2013 lors de la 7e édition des Jeux de la Francophonie ? A Nice (France), la délégation camerounaise a terminé au 10e rang du classement général, avec 13 médailles au total, dont 3 en or, 7 en argent et 7 en bronze. Quelques médaillés de cette édition seront encore présents à Abidjan, avec l'objectif d'améliorer leurs performances. En athlétisme, Sandrine Mbumi (triple saut) et Auriol Dongmo (lancer de poids) se présentent comme les plus grandes chances de lauriers du Cameroun.

Les deux athlètes, déjà médaillées de bronze lors des Jeux de 2013, ont entre temps gagné en maturité en remportant des titres continentaux. Les Jeux d'Abidjan paraissent largement à leur portée. En lutte, Berthe Etane Ngolle (lutte libre), médaillée d'argent à Nice, mènera le contingent camerounais en l'absence des doyennes Rebecca Muambo et Ali Laure Annabel. La combattante aura aussi son mot à dire en lutte africaine où elle est également inscrite, bien que la discipline soit généralement dominée par les pays de l'Afrique de l'Ouest. Les yeux seront aussi tournés vers la sélection féminine de basket-ball, médaillée de bronze en 2013. En judo, Bernardin Tsala Tsala, médaillé de bronze aux championnats d'Afrique de la discipline en 2015, devrait s'illustrer.

Dans les disciplines culturelles, Bertrand Nyeck Baleguel va tenter de marcher sur les pas de François Alima Mbarga, médaillé d'argent il y a quatre ans à Nice. En danse, Sn9per Crew arrive avec autant d'ambitions que Guilili, champion de la catégorie danse de création lors de la précédente édition. Edmond Atangana quant à lui vise davantage que le bronze décroché en jonglerie en 2013. Durant ces quatre dernières années, il a eu le temps de s'aguerrir pour espérer décrocher un métal plus précieux. Même état d'esprit pour la compagnie Mamessi dans la catégorie des marionnettes géantes.

Une nouvelle médaille de bronze pour Thierry Fotso Bateng et consorts serait une déception.

Interview

Joseph Eloundou Atangana: « Nous voulons au moins deux médailles d'or »

Responsable du volet culturel aux Jeux de la Francophonie.

Comment s'est déroulée la préparation des artistes pour ces Jeux ?

Pour mieux nous outiller, nous avons travaillé en deux phases. La première a en une résidence externe. Ceci nous a permis de travailler avec tous les compétiteurs chez eux, dans les conditions ouvertes. Et puis nous avons obtenu du comité d'organisation national, qui est piloté par le ministre des Sports et de l'Education Physique, une autre phase de mise en stage bloqué. Donc nous avons eu l'avantage de pouvoirs nous excentrer dans le Sud du Cameroun, notamment dans le village Nkoladom, où nous avons pu concentrer les compétiteurs culturels. Nous y avons eu deux semaines de préparation et nous pensons que tout s'est très bien déroulé. Cette deuxième phase a pris fin le week-end dernier.

Comment les artistes ont-ils été sélectionnés ?

La « mission culturelle du Cameroun » aux Jeux de la Francophonie va s'exprimer dans huit disciplines. La sélection s'est déroulée en trois phases. Il y a eu une première phase en 2016, qui a été une présélection nationale qui a permis d'éliminer ceux qui n'ont pas été très performants, même s'ils n'ont pas été mauvais. A travers des communiqués de presse, tous ceux qui étaient intéressés en répondant aux critères ont pu se retrouver au Centre culturel camerounais pour cette première sélection. On avait alors gardé une soixantaine de candidats. Ceux-là sont passés à la finale et c'est lors de cette finale qu'on a retenu les vingt compétiteurs qui ont été présentés au jury international, mis en place par le comité international des Jeux de la Francophonie. Et après une mise en commun de tous les experts commis dans le monde pour ces sélections internationales, une liste de candidats retenus pour le Cameroun a été dévoilée et nous avons été heureux de constater que nous avons frappé fort, parce que le Cameroun a pu s'inscrire dans huit disciplines. C'est déjà un record.

Quel appui le ministère des Arts et de la Culture a-t-il fourni aux artistes ?

Le ministère des Arts et de la Culture est un partenaire sûr qui s'est fortement impliqué dans les préparations. Il a mis une expertise humaine à contribution pour ces Jeux de la Francophonie 2017. Le Centre culturel camerounais a abrité pendant deux mois les compétiteurs pour les travaux externes. En d'autres termes, il a mis à la disposition de ces compétiteurs, des locaux et du matériel pour les préparations. A titre personnel, j'ai été désigné par le ministre des Arts et de la Culture, en complicité avec le ministre des Sports, point focal du volet culturel des Jeux de la Francophonie pour le Cameroun. Je suis donc appelé à jouer pleinement ce rôle.

Quelles sont vos attentes à ces Jeux ?

Je pense qu'il faut puiser nos visées dans le background. Je ne veux pas aller très loin, mais je remonte à 2009 lors des Jeux de la Francophonie au Liban. Le Cameroun, dans le volet culturel, a ramené deux médailles. Une médaille d'argent valant l'or pour Kareyce Fotso, et une médaille de bronze en sculpture pour Manfaust. Le Cameroun a gagné quatre médailles : une d'or en danse de création, une d'argent dans le conte, deux bronze dans la marionnette et en jonglerie avec ballon. Donc nos ambitions naturellement vont plus loin que ça. Nous espérons et souhaitons par rapport aux prestations de nos enfants remporter au moins deux médailles d'or qui nous permettrons de revaloriser davantage le classement du Cameroun au soir du 31 juillet.

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.