Congo-Kinshasa: Angèle Makombo peint un tableau sombre de la recrudescence des massacres à l'Est

La grande salle de Fatima de Gombe à Kinshasa a abrité, samedi 17 octobre 2020, une grande conférence sur la publication du Rapport Mapping à l'initiative de M. Freddy Mulumba, Directeur général du magazine Renaissance Africaine.

Cette cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités politiques et scientifiques. L'une des intervenants à cet échange, Mme Angèle Makombo a peint le tableau sombre des massacres qui ont eu lieu en RDC entre mars 1993 et juin 2003, repris dans ledit rapport.

Le Rapport Mapping de l'ONU consacre une attention particulière aux crimes commis en République Démocratique du Congo, précisément dans sa partie Est. En 500 pages plus des annexes, ledit rapport décrit les graves violations des droits humains et de droit international humanitaire commises en RDC entre mars 1993 et juin 2003, soit 10 ans durant.

En octobre 2010, le rapport Mapping de l'ONU a été publié et en décembre 2007, le Conseil de Sécurité avait accepté sans hésiter ce Rapport et le président Kabila avait lui également accepté de coopérer avec le système des Nations Unies sur cette question. Et, le travail a duré une année et demandait l'intervention de plus d'une vingtaine d'enquêteurs indépendants.

Ayant planté ce décor, Mme Angel Makombo avait résumé son intervention en trois points essentiels à savoir, la Genèse du Rapport Mapping, les objectifs du Rapport Mapping et la question du silence sur ce rapport.

Selon elle, le rapport remonte à 2005 quand la MONUSCO avait découvert trois fosses communes dans l'Est de la RDC. Plusieurs départements de l'ONU s'étaient décidés d'identifier et de faire le Mapping du milieu, c'est-à-dire, la cartographie de tous les crimes qui ont été commis en RD Congo (Zaïre à l'époque). Il s'agit de 617 incidents graves qui avaient été commis à l'Est du pays. C'est ainsi que le rapport a eu un sens.

Parlant des bien-fondés de ce Rapport, Angèle Makombo a indiqué que l'objectif de celui-ci était de «dresser l'inventaire des violations des droits de l'homme et de droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003». Aussi, a-t-elle souligné, il y avait nécessité d'évaluer les moyens au niveau du système national de justice pour traiter toutes ces violations. Enfin, un autre objectif était d'élaborer une série d'options pour aider le Gouvernement RD Congolais à atteindre un organisme approprié de justice transitionnelle.

A la question de savoir si ces objectifs ont été atteints, Angèle Makombo souligne que le premier objectif consistant à dresser l'inventaire de violations a été bel et bien atteint, malgré que le rapport n'ait pas tout couvert.

Enfin, elle a laissé entendre dans sa conclusion que le rapport touche également aux questions des graves violations des droits de l'homme qui sont liées à l'exploitation des ressources naturelles de la RDC.

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