Angola: La bâtonnière se maintient à la tête de l'ORMED

Luanda — Le bureau de communication et image de l'Ordre des Médecins d'Angola (ORMED) a déclaré, lundi, que la présidente de l'organe, Elisa Gaspar, poursuivra ses fonctions jusqu'à la fin de son mandat.

Élue le 28 avril 2019, avec 45,5% des voix, la bâtonnière a été démise de ses fonctions samedi dernier par le Conseil régional du Nord lors d'une assemblée générale extraordinaire.

Selon le Conseil régional Nord, cette mesure était essentiellement due à une gestion prétendument dommageable des actifs financiers et patrimoniaux par Elisa Gaspar.

La responsable est accusée d'avoir détourné 19 millions de kwanzas et de manifester un manque de solidarité avec la classe, entre autres pratiques.

Selon la déclaration finale de l'assemblée générale, plus de 50% des membres de l'ORMED ont mis en place des commissions de gestion et d'enquête indépendantes pour contrôler les comptes de l'institution.

La commission de gestion dispose de 90 jours pour préparer le processus électoral de remplacement.

L'Assemblée Générale Extraordinaire a réuni 53 médecins, contre 408 qui étaient via Zoom, dans les représentations des conseils régionaux nord et sud.

En réponse, le bureau juridique de l'ORMED indique dans un communiqué parvenu à l'ANGOP, qu'Elisa Gaspar a été élue démocratiquement pour un mandat de trois ans (2019-2022).

Il mentionne, dans sa note de clarification, avoir appris le licenciement par la presse, soulignant que cette information vise à "manipuler l'opinion publique".

Selon cette structure de l'ORMED, le licenciement allégué vise à «dévaloriser les réformes» de l'Ordre des médecins d'Angola, raison pour laquelle la bâtonnière restera en fonction.

Concernant l'affaire, le juriste Armando Campos considère le licenciement comme illégal, estimant qu'il ne peut intervenir que s'il est délibéré en assemblée générale extraordinaire avec la participation des membres des quatre régions qui constituent le Conseil national. L'ORMED comprend les régions Nord (Cabinda, Zaïre, Uíge, Bengo et Luanda), Centre (Cuanza Sul, Benguela, Huambo, Bié et Moxico), Est (Cuanza Norte, Malanje, Lunda Norte et Lunda Sul) et Sud (Namibe, Huíla, Cuando Cubango et Cunene).

Selon les statuts de l'ORMED, le bâtonnier ne peut être démis de ses fonctions que lors de l'Assemblée générale convoquée par le président de la table du Conseil national, actuellement vacante. Cependant, les statuts de l'ORMED ne prévoient pas de destruction, donc en cas de vacance au à la table du Bureau du Conseil national, il appartient au bâtonnier ou le vice, chaque fois que cela est demandé et justifié, de convoquer les réunions du Conseil national.

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